Remarqué récemment par Phys.org, le 10 janvier la revue scientifique Journal of Physics B : Atomic, Molecular and Optical Physics, a publié un article sur une application de la technologie quantique d’un nouveau genre. On le sait désormais, à l’avenir le quantique deviendra un secteur où les recherches vont se multiplier. Pour l’armée américaines, elles ont déjà commencé.

Au service de l’armée américaine

Les recherches sont menées par l‘équipe de David Meyer, un chercheur du laboratoire de recherche de l’armée de terre américaine faisant partie du Commandement du développement des capacités de combat de l’armée américaine.

Les scientifiques ont travaillé dans le cadre d’un programme de modernisation de l’armée sur ses réseaux informatiques de prochaine génération.

Le capteur mis au point par l’équipe de Meyer peut détecter des signaux sur tout le spectre fréquence radio avec un minimum d’équipement. Pour le moment, pour réaliser une action similaire il faut disposer de plusieurs antennes, amplificateurs et autres composants. « Ces nouveaux capteurs peuvent être très petits et pratiquement indétectables, ce qui donne aux soldats un avantage perturbateur », a déclaré Meyer.

Cette technique a été développée théoriquement en 2018. Les scientifiques expliquent être les premiers à créer un récepteur quantique. Celui-ci utilise des atomes très sensibles et très excités, les atomes de Rydberg, pour détecter les moyens de communication.

David Meyer développe, « Les capteurs basés sur les atomes de Rydberg n’ont été envisagés que récemment pour des applications générales de détection de champs électriques, notamment comme récepteur de communications. Bien que les atomes de Rydberg soient connus pour être largement sensibles, une description quantitative de la sensibilité sur toute la gamme opérationnelle n’a jamais été faite ».

Les premiers tests en laboratoire ont prouvé la fiabilité des capteurs sur les signaux de tout le spectre des radiofréquences. « Ce résultat est une étape importante pour déterminer comment ce système pourrait être utilisé sur le terrain », estime David Meyer.

Et la suite ?

Après ces résultats prometteurs l’équipe de scientifique de l’armée américaine espère déployer leur découverte notamment pour la navigation, la synchronisation ou la géolocalisation de signaux radiofréquences.

La prochaine étape vise à améliorer la méthode qu’ils ont développée, pour capter des signaux plus faibles, détecter des formes d’onde plus complexe. Difficile encore d’estimer quand l’utilisation du capteur quantique ou capteur Rydberg sera concrétisée.