L’ESA est l’Agence spatiale européenne. Fondée en 1975, cette entité avait dans ses premières années la mission de développer le lanceur Ariane. L’ESA est aujourd’hui soutenue par 22 États membres de l’Union Européenne mais a besoin de plus d’argent pour financer de nouvelles missions spatiales. Dans le secteur de la conquête spatiale, la concurrence fait rage et l’arrivée de nouveaux acteurs privés bouleverse le marché.

L’ESA veut compter dans le paysage spatial

Ce n’est qu’au début des années 2000 que les liens se resserrent entre l’Union Européenne et l’ESA. À l’inverse, la NASA est depuis toujours particulièrement soutenue par le gouvernement américain. Aujourd’hui l’Agence spatiale européenne a déclaré qu’elle avait besoin de plus de financements pour pouvoir mener à bien des missions qui doivent répondre aux grands enjeux actuels.

Cela ne vous aura pas échappé : depuis son arrivée, SpaceX a totalement révolutionné la conquête spatiale. Elon Musk a l’ambition de “rendre l’espèce humaine multi-planétaire” et se donne les moyens d’y arriver. SpaceX qui n’était en 2002 qu’une toute petite entreprise, a déjà changé la face de son industrie : l’ère du NewSpace est née. L’entreprise d’Elon Musk a transformé la façon de penser des acteurs du domaine spatial.

10% de fonds supplémentaires pour de nouvelles missions

L’ESA a entamé une grande réunion à Séville pour faire part aux États membres de ses ambitions. L’Agence spatiale veut que son budget soit augmenté de 10%. En 2019, celui-ci s’élevait déjà à 5,72 milliards d’euros mais il est insuffisant d’après l’ESA. Il représente seulement un tiers de celui de la NASA…

Pour vous donner un ordre d’idée, l’Agence spatiale américaine a déjà dépensé 20,5 milliards d’euros pour développer la fusée Space Launch System, la capsule Orion et les installations au sol dans le cadre de la mission Artemis qui doit permettre à la NASA de retourner sur la Lune. En juin, l’agence réclamait encore 27 milliards d’euros supplémentaires au gouvernement américain, dans le cadre de cette mission.

Même avec 10% supplémentaires, l’ESA restera toujours très loin de ces budgets astronomiques. Pour Jan Woerner, directeur général de l’Agence spatiale européenne, un nouveau programme ambitieux pour observer la Terre et améliorer les défenses planétaires pourrait permettre à l’ESA de se positionner comme un acteur incontournable du secteur. Il estime également que l’ESA devrait prendre part aux missions lunaires initiées par la NASA, pour ne pas être en retard dans ce domaine.