L’agence Zenith, appartenant au groupe Publicis Media, vient de publier une nouvelle étude sur les dépenses publicitaires mondiales. Cette année et pour la première fois, les annonceurs dépenseront plus sur les réseaux sociaux que dans le print.

Les réseaux sociaux : un investissement pertinent pour les entreprises

Il y a quelques mois, l’agence annonçait déjà que la publicité en ligne représenterait 52% des dépenses publicitaires globales en 2022. Cette croissance est sans surprise portée par les réseaux sociaux et le format vidéo.

Le président de Zenith Global Brand explique “la publicité sur les médias sociaux donne aux marques la possibilité de stimuler leur croissance en utilisant des outils automatisés pour optimiser leurs campagnes en fonction de leurs objectifs commerciaux clés. En utilisant les données de leurs propres sites Web pour identifier les clients potentiels sur les réseaux sociaux, les marques peuvent convertir les consommateurs qui sont déjà sur la bonne voie pour acheter et cibler plus efficacement un public semblable“.

Cette année, les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux, comme Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter devraient augmenter de 20% et ainsi représenter 13% des dépenses publicitaires mondiales. Les réseaux sociaux présentent des avantages non-négligeables : automatisation, géolocalisation, hypergéolocalisation ou encore ciblage précis… L’émergence de nouveaux acteurs comme TikTok qui développe de plus en plus de moyens pour les annonceurs est également une bonne nouvelle pour le marché de la publicité.

Les dépenses sur les réseaux sociaux atteindront 84 milliards de dollars, contre 69 milliards de dollars pour la presse et les magazines.

Les médias traditionnels restent dans la course

La télévision reste l’espace publicitaire le plus plébiscité par les annonceurs (29% des dépenses). Bien que canal le plus important, les investissements diminuent au fil du temps. En 2019 les dépenses dans la publicité télé représenteront 182 milliards de dollars. En 2021, elles seront en baisse pour atteindre 180 milliards de dollars.

On retrouve ensuite, “la recherche payante” (19%) et les réseaux sociaux. Il est intéressant de noter que les dépenses dans “la recherche payante” atteindront le cap des 100 milliards de dollars pour la première, cette année et représenteront à la fin de l’année 107 milliards.

D’une manière générale, les dépenses publicitaires mondiales sont en hausse et attendront 640 milliards de dollars à la fin de l’année. À l’avenir, la croissance sera stable et atteindra 4,3% en 2021.

Quoi qu’il en soit, même si le numérique prend le dessus sur la publicité traditionnelle, il ne faut pas sous-estimer l’importance de la presse, de la télévision… Depuis plusieurs années la mort de ces médias traditionnels est annoncée, malgré des difficultés ils sont toujours là et servent les intérêts de tous, même de Facebook qui s’offre parfois des pages d’excuses dans la presse.