La Federal Trade Commission (FTC) a décidé de poursuivre Match Group, le propriétaire des applications Match, Tinder, OkCupid, Hinge et PlentyofFish entre autres, pour pratiques commerciales frauduleuses. D’après l’organe de régulation, Match Group aurait amené des centaines de milliers de consommateurs à acheter des abonnements en sachant qu’une large partie d’entre eux étaient des escrocs.

25 à 30% des inscrits étaient des escrocs

La Federal Trade Commission a relevé de nombreuses fraudes potentielles dans le fonctionnement de l’application Match. Un problème de bot avait auparavant été révélé mais ce dernier serait loin d’être le seul. Pour la FTC, Match Group aurait largement trompé ses utilisateurs avec des pratiques commerciales douteuses. En effet, sur Match, entre 25 et 30% des personnes inscrites seraient en réalité des escrocs.

Parmi les faits relevés par la FTC : des escroqueries amoureuses, des escroqueries par hameçonnage, des publicités frauduleuses ou encore des escroqueries par extorsion. L’organe de régulation va même plus loin en précisant qu’entre 2013 à 2016, plus de la moitié des communications qui ont eu lieu sur la plateforme web provenaient de comptes identifiés par Match comme étant frauduleux. Pourtant, l’entreprise n’a rien fait pour les empêcher de nuire.

Match en a profité pour accentuer son marketing

Certes, les escroqueries sont monnaie courante sur les réseaux sociaux et les plateformes web qui existent de nos jours. Pourtant, d’après la FTC, ici le problème est que Match ait profité de cette situation, aux frais des consommateurs. En effet, l’application de rencontre a envoyé des newsletter aux abonnés pour les inciter à entamer une relation virtuelle avec des personnes identifiées comme potentiellement dangereuses.

Pour Andrew Smith, directeur du Bureau de la protection des consommateurs à la FTC : “nous pensons que Match a trompé ses abonnés en les incitant à s’abonner via des actions de marketing, alors que la société savait pertinemment qu’une large partie des abonnés étaient des escrocs. Un site de rencontres en ligne ne devrait pas utiliser les escrocs romantiques comme un moyen d’augmenter ses profits”.

Match n’a jamais caché ses chiffres : de juin 2016 à mai 2018, 499 691 consommateurs se sont abonnés dans les 24 heures qui ont suivies la réception d’une newsletter de ce type. Une fois la supercherie découverte, les victimes se retrouvaient avec un abonnement sur les bras et de sérieux soucis pour pouvoir se désabonner.