Harvard crée une main robotique capable d'étudier des créatures marines méconnues
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Harvard crée une main robotique capable d’étudier des créatures marines méconnues

Comparable à des "doigts" en silicone, ce bras robotisé devrait permettre d'attraper en douceur des animaux qui demandent une certaine délicatesse.

Après la pokeball marine, les doigts en silicone. C’est une innovation toute particulière que viennent d’officialiser des scientifiques du Wyss Institute de l’Université de Harvard. Les chercheurs ont mis au point une main robotique capable d’attraper en douceur des animaux qui demandent une certaine délicatesse. Cette invention pourrait bien leur permettre d’étudier des créatures marines qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets. C’est notamment le cas des méduses.

Une nouvelle manière d’étudier les méduses

Les laboratoires sont déjà équipés de nombreux robots capables d’étudier les animaux, mais aucun n’est aussi délicat que celui qui vient d’être développé par les chercheurs de Harvard. Les bras robotiques existants peuvent endommager des animaux fragiles comme les méduses par exemple. L’engin imaginé par les scientifiques permettrait d’attraper et de libérer délicatement des animaux fragiles ou gélatineux, comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous.

Les méduses sont des animaux extrêmement fragiles. Elles sont composées à 95% d’eau, ce qui rend leur capture particulièrement délicate. Bien souvent, les outils utilisés pour les capturer ne font que les déchiqueter. Les « doigts » en silicone créés par les scientifiques, utilisent une pression hydraulique pour adopter une approche très douce. D’après les chercheurs, ils exercent moins d’un dixième de la pression qu’une paupière humaine exerce sur l’œil.

Les méduses pourraient nous livrer tous leurs secrets

Les méduses ont déjà révélé des caractéristiques intéressantes. Elles sont constituées d’une protéine fluorescente verte, appelée GFP dans le jargon scientifique. La GFP est l’un des outils les plus puissants de la biologie moléculaire et cellulaire. À tel point qu’elle fût l’objet du prix Nobel de chimie en 2008. Aujourd’hui les chercheurs sont convaincus qu’elles pourraient nous apprendre comment combattre le vieillissement.

Pour Rob Wood, co-responsable du Wyss Institute : « la robotique molle est une technique parfaitement adaptée à des problématiques de longue date comme l’étude des méduses, par exemple. Cette technologie pourrait nous permettre de faire de grandes découvertes dans une large variété de domaines, car elle combine l’ingéniosité et l’efficacité des robots traditionnels avec une douceur sans précédent grâce à des matériaux flexibles ».

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