Le concurrent direct d’Uber en Chine, Didi Chuxing, vient de laisser tomber près de 300 000 chauffeurs de taxis, dans le cadre d’un changement stratégique. En 2018, la société chinoise disait vouloir placer la sécurité, comme priorité maximale de sa solution. C’est dans cette optique que Didi a laissé de côté ces chauffeurs qui, pour elle, ne répondent pas à ses nouveaux standards de sécurité.

Les véhicules autonomes à la place des chauffeurs

Alors que l’entreprise est déficitaire, elle opère un choix difficile à comprendre de prime abord : laisser 300 000 chauffeurs sur le carreau, pour opérer un changement stratégique. En réalité, l’entreprise espère que ces chauffeurs soient rapidement remplacés par des robots. Didi mise beaucoup sur les véhicules autonomes et pense pouvoir gagner en sécurité avec cette nouvelle option.

Actuellement en pourparlers avec son actionnaire principal, SoftBank, la société tente de rassembler suffisamment de fonds, pour développer son propre département de recherche, dans le but de fabriquer ses véhicules autonomes elle-même. Didi prévoit tout de même d’embaucher du personnel. Elle les appelle, les accompagnateurs : des personnes qui ne seraient pas des chauffeurs, mais présents uniquement pour du soutien, et plus de sécurité.

Le gouvernement chinois est très regardant

La société chinoise prévoit de dépenser 20 millions de dollars (17,7 millions d’euros) pour améliorer son service et apporter plus de qualité que ce n’est le cas aujourd’hui. Récemment, le système de soutien aux passagers externalisé de Didi a été critiqué pour ne pas avoir réagi suffisamment rapidement aux irrégularités, signalées par les clients. C’est ce genre de problème que Didi veut pallier. Par ailleurs, le gouvernement chinois réclame plus de responsabilités sociales, de la part des entreprises du pays.

En réalité, l’organisme chinois de réglementation des transports est très exigeant. Il recommande vivement aux entreprises du pays d’être en mesure de répondre aux questions de sécurité en moins de 24h. Une réponse adéquate doit ensuite être apportée dans les 5 jours. Une réglementation stricte à ce sujet fût votée en 2016 dans le pays.