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Le Royaume-Uni va demander à Facebook de supprimer le bouton « J’aime » pour les mineurs

Un problème de fond au Royaume-Uni : le pays veut à tout prix protéger ses enfants des réseaux sociaux.

Alors que le le ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni rappelait Snapchat à l’ordre en mars dernier, c’est au tour de Facebook de se voir viser par l’organisme de surveillance des données personnelles du pays. On sent bien que le Royaume-Uni tente d’appliquer une politique forte pour protéger les plus jeunes des réseaux sociaux. Le pays veut faire interdire le bouton « J’aime » sur Facebook, pour les mineurs.

En effet, il y a quelques semaines, Snapchat a avoué que son outil de vérification d’âge fonctionnait mal. Le Parlement britannique n’a pas manqué de brusquer Snapchat. Depuis, le réseau social a commencé à réfléchir à de nouvelles fonctionnalités pour éviter que des personnes trop jeunes ne puissent y accéder. Aujourd’hui, c’est Facebook qui est dans le viseur. L’autorité de régulation aimerait que Facebook supprime le bouton « J’aime », ainsi que l’activation de la localisation pour les moins de 19 ans.

Les méthodes utilisées sur les réseaux sociaux sont régulièrement critiquées au Royaume-Uni. En effet, plusieurs anciens employés de Facebook, dont Leah Pearlman, co-créatrice du bouton « J’aime » sur la plateforme, déclaraient à la BBC en juillet dernier, que le réseau social avait volontairement créé des fonctions pour tenter de rendre les utilisateurs les plus jeunes accros à son application.

C’est un problème de fond au Royaume-Uni. En réalité, le pays tente d’appliquer un nouveau code de pratique de 16 règles pour une conception des réseaux sociaux adaptée à l’âge. Ce code a été rédigé par l’organisme de surveillance des données du Royaume-Uni, l’Information Commissioner’s Office (OIC). Il a notamment pour objectif de limiter la collecte des données des enfants et des adolescents.

C’est d’ailleurs l’OIC qui avait condamné Facebook à une amende de 580 000 € pour son implication dans le scandale de Cambridge Analytica. Cependant, il semblerait que le code de pratique en question n’entre en vigueur dans son entièreté qu’en 2020.

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