Réseaux Sociaux

Facebook modifie ses conditions générales d’utilisation, face aux pressions de l’Union européenne

Facebook confirme sa bonne volonté en envoyant une réponse forte à l'Union européenne.

C’est un grand pas que vient d’effectuer Facebook. En effet, le réseau social a souhaité répondre aux pressions de l’Union européenne suite à l’affaire Cambridge Analytica. Pour cela, Facebook a décidé de modifier ses conditions générales, notamment en matière de protection des données de ses utilisateurs. Les nouveaux termes des conditions générales d’utilisation stipulent que la plateforme reconnaît sa responsabilité en cas de négligence à propos d’une mauvaise manipulation de données par des tiers.

Voilà une preuve de bonne volonté à laquelle personne ne pouvait s’attendre. Facebook joue les grands princes. En modifiant ses CGU, la plateforme prend le risque de se retrouver en danger face à un potentiel futur scandale tel que celui de Cambridge Analytica. Après avoir convenu de plusieurs changements avec l’Union européenne, Facebook promet que n’importe qui peut désormais accéder gratuitement aux données sur les publicités des marques et sur les ciblages effectués.

Concrètement, si cela vous intéresse de savoir ce que votre marque préférée a dépensé au cours de l’année dans des publicités Facebook, vous pourrez le faire. Vous pourrez aussi connaître les critères de ciblage que font les marques, et même aller jeter un coup d’œil aux publicités mis en ligne par Donald Trump, si ça vous dit.

Ce n’est pas tout : Facebook renonce aussi au droit de « modifier unilatéralement les conditions générales ». Concrètement, les utilisateurs que nous sommes, seront bien plus protégés à l’avenir sur la plateforme. Pour s’assurer de la mise en œuvre de ces nouvelles conditions, nous pourrons compter sur la Commission européenne et sur le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs pour suivre de près les actions de Facebook. Le géant américain devra apporter la preuve des changements dès la fin du mois de juin prochain. Si jamais ce n’était pas le cas, Facebook pourrait se voir octroyer des pénalités financières.

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