Cambridge Analytica, le Parlement européen veut auditer Facebook
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Cambridge Analytica, le Parlement européen veut auditer Facebook

L’objectif est clair : examiner, dans les détails, le niveau protection et la sécurité des données à caractère personnel des utilisateurs.

Ce jeudi, une large majorité de parlementaires européens a voté en faveur d’une résolution visant à auditer Facebook. Cette décision fait suite à l’affaire Cambridge Analytica, ainsi qu’une série de scandales, liés à protection des données personnelles. Selon Techcrunch, l’audit sera piloté par l’Union Européenne. Il permettra de savoir, entre autres, si la vie privée des utilisateurs européens est protégée, comme l’impose le RGPD, sur le réseau social américain.

Quelles sont les raisons qui ont poussé le Parlement européen à vouloir auditer Facebook ?

Depuis quelques mois, la sécurité des données personnelles a été remise en cause dans de nombreuses affaires. Par ailleurs, l’entrée en vigueur du RGPD en mai dernier semble avoir incité les internautes à se poser de plus en plus de questions quant à la protection de leur vie privée. Aussi, l’Europe se devait de réagir fermement pour éviter de nouvelles dérives, mais surtout restaurer un climat de confiance. Pour expliquer la décision d’auditer Facebook, Claude Moraes, le président de la commission des libertés civiles, a déclaré :

Des mesures doivent être prises dès maintenant, non seulement pour rétablir la confiance dans les plateformes en ligne, mais également pour protéger la vie privée des citoyens et pour rétablir la confiance dans nos systèmes démocratiques.

La volonté d’auditer Facebook n’est peut-être qu’une première étape d’un vaste plan pour mieux protéger les données personnelles des internautes. Dans une autre résolution, les députés ont suggéré que les données obtenues par Cambridge Analytica auraient pu être utilisées à des fins politiques. Non seulement cela aurait eu un impact sur le Brexit, mais en plus, la violation aurait permis d’influencer certains groupes d’électeurs lors de la présidentielle Américaine de 2016. À l’approche des élections européennes, l’ingérence électorale via les médias sociaux engendre de vives inquiétudes.

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