Il s’agit d’une technologie WiFi baptisée Terragraph. Celle-ci est le fruit de recherches réalisées par Facebook. Une technologie en open source dévoilée en 2016. Elle est sans fil et fonctionne grâce aux ondes millimétriques 60 GHz. Elle devrait permettre d’alimenter en haut débit de 5G la ville d’Alameda en Californie.

Celle-ci est conçue pour contourner les lignes à fibres optiques dont le coût est démesuré. Le Terragraph peut être fixé à une infrastructure, comme un immeuble par exemple, et ainsi diffuser de la WiFi pour tous ses habitants. Facebook n’est pas la seule société à vouloir proposer de la 5G rapidement : Verizon va déployer sa 5G dans 30 villes avant la fin de l’année 2019.

Engadget a contacté Common Networks, une start up de la Silicon Valley qui utilise déjà une fréquence à ondes millimétriques 60 GHz. Cette société a précisé qu’elle utilisera certainement le système de Facebook pour se connecter à Internet. Alameda est une zone péri-urbaine qui, comme beaucoup d’autres zones de ce genre aux États-Unis, connait une connexion lente et peu fiable. Il y a six mois, Facebook avait recueilli 25 millions de dollars pour investir dans l’expansion de son réseau Terragraph.

Common Networks est l’une des premières à utiliser ce réseau en open source. Dans le cadre d’un programme pilote, cette technologie est aussi testée de le centre ville de San Jose, en Californie toujours. D’après les rumeurs lancées par Facebook, Qualcomm pourrait même intégrer cette technologie dans ses puces. Cela permettrait aux fabricants de construire des équipements pour développer la technologie Terragraph et ainsi, commencer les essais publics dès mi-2019.

Pour Mark Zuckerberg, c’est un pas de plus vers un Internet maison. Il ne s’en cache plus, c’est clairement une volonté de la part de Facebook d’être en capacité de fournir sa propre connexion. Le réseau social promet de pouvoir connecter les zones rurales au reste du monde dans les années qui viennent.