Une année, c’est le temps qu’aura duré l’épopée d’Arrivo. C’est un coup dur pour les anciens d’Hyperloop One. Rappelons-le, cette start-up avait été fondée en 2017 par l’ancien ingénieur de SpaceX et aussi co-fondateur d’Hypeloop One, Brogan BamBrogan. L’un des autres co-fondateurs, Andrew Liu, avait déjà quitté le navire en octobre dernier, et Jadon Smith, lui aussi passé par SpaceX et par la CIA, avait suivi le départ de Liu. Ces informations ont été révélées à TheVerge par deux employés limogé qui ont obtenu l’anonymat parce qu’ils avaient pu signer des accords de non-divulgation. La trentaine d’employés que comptait la société a été remercié.

La start-up de Los Angeles espérait débloquer de nouveaux fonds pour pouvoir faire avancer son projet et développer une technologie d’hyperloop pouvant atteindre les 320 km/h sans tube, en vain. Les co-fondateurs n’ont pas souhaité donner plus de détails. BamBrogan avait été évincé d’Hyperloop One à l’été 2016 après un affrontement avec son Shervin Pishevar, son frère Afshin Pishevar, le PDG Rob Lloyd, et le conseil d’administration de la société. Tous accusaient BamBrogan de tenter d’organiser un coup d’état au sein d’Hyperloop One et ont préféré le mettre dehors.

Arrivo avait d’autres aspirations qu’Hyperloop One : au lieu de transporter des personnes ou des marchandises dans un tunnel scellé sous vide, la start-up prévoyait de développer un véhicule qui ressemblait plus à une technologie de lévitation magnétique à grande vitesse. Le véhicule en question aurait pu utiliser des aimants pour survoler une piste à une vitesse de 320 km/h. Le concept était assez proche de la société imaginée par Elon Musk, The Boring Company. Le 2 décembre dernier, un employé anonyme d’Arrivo affichait sur Glassdoor une critique selon laquelle des employés d’Arrivo avaient été mis en congé sans solde et décrivait un “environnement de travail instable avec un manque d’orientation stratégique”. D’après les employés d’Arrivo, cette personne était BamBrogan.