General Electric (GE) habituée à collaborer avec la NASA, vient de lancer un nouveau prototype de batterie pour permettre le développement d’une plateforme d’avion électrique. Pour concrétiser et soutenir ce projet, les deux organismes  délivrent une nouvelle génération d’onduleur qui permettrait de soutenir un vol électrique. Jusque-là la taille et le poids des prototypes étaient bien trop importants pour envisager correctement ce type de vol.

Un projet sur le long terme

Le projet prétend pouvoir délivrer un prochain onduleur capable d’augmenter le pouvoir de densité technologique jusqu’ici insuffisant pour permettre un vol électrique, tout en étant suffisamment petit pour être supporté par un avion électrique. L’onduleur serait suffisamment puissant pour générer en quantité suffisante l’électricité hybride nécessaire à la propulsion des avions électriques.

Le principal frein au développement des avions électriques réside dans l’insuffisance des batteries. Celles-ci ne seraient pas suffisamment puissantes pour créer des avions capables de transporter plus de 9 passagers pour l’instant.

Le prototype proposé par General Electric a montré qu’il pouvait être suffisamment puissant et efficace pour assurer un vol électrique, explique Konrad Weeber, Chef ingénieur du département en puissance électrique de General Electric. Cependant les tests ont été réalisés au ras du sol, et il va falloir essayer les appareils en altitude, et le nombre de passagers que peuvent contenir les futurs appareils n’est pas précisé.

Si l’industrie mondiale de l’aviation représente aujourd’hui 2,4 % de la totalité des émissions de dioxyde de carbone, et près de 12% des gaz à effet de serre émis par le secteur du transport, ces taux risquent de changer. Les transports aériens devraient augmenter dans les prochaines décennies, notamment en Asie. Il est prévu que les « passager-kilomètres payants » devraient augmenter de 60 %, et la taille de la flotte mondiale de 43 %. D’après l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), les émissions dues à l’aviation seraient susceptibles d’augmenter de 300 %.

Les études de la NASA pour développer les vols électriques ou hybrides risquent donc s’avérer plus qu’ utiles, notamment dans les vols de courtes distances. Les études menées jusqu’ici s’orientent vers 4 priorités : la réduction des polluants rejetés par les réacteurs, la diminution de la consommation de carburant, la lutte contre le bruit, et la conception d’avions capables d’utiliser des aéroports situés à ‘intérieur des zones urbaines afin de développer les vols à circuits courts.

Modèle d'aviation électrique

Crédit Université de l’Illinois/NASA