Libra : les investisseurs dans les starting blocks
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Libra : les investisseurs dans les starting blocks

Au centre de l'actualité, le Libra initié par Facebook et rejoint par 28 organisations suscite l'intérêt des investisseurs.

Alors que les cryptomonnaies peinent parfois à susciter l’adoption de masse, la devise digitale de Facebook, Libra, a connu une couverture médiatique d’ampleur ces dernières semaines. L’intérêt des investisseurs est bien présent et Libra pourrait rapidement devenir une devise digitale qui compte.

Libra, une cryptomonnaie encore en gestation

Le projet Libra a fait l’objet de nombreux articles sur ce site ces dernières semaines mais également dans l’ensemble des médias. C’est la première fois que l’arrivée potentielle d’une nouvelle cryptomonnaie suscite autant de réactions. Si certains ne cachent pas leur méfiance, l’engouement est également bien présent. Selon une étude mentionnée par Forbes, Libra est déjà plus connue aux États-Unis que l’ensemble des altcoins comme Ethereum, Ripple ou Litecoin. Il est vrai que pour le grand public, seul le Bitcoin jouit d’une importante notoriété.

Le projet Libra est toujours en cours de gestation et devra faire face à de nombreux obstacles avant de voir le jour. Néanmoins, c’est un beau coup de projecteur sur les cryptomonnaies dont bénéficie l’ensemble du secteur.

Est-il possible d’investir dans Libra ?

Au vu du potentiel de Libra, beaucoup d’investisseurs amateurs comme professionnels se demandent s’il est déjà possible d’investir dans Libra de Facebook. Malheureusement, les jetons ne sont pas encore en circulation et il est donc impossible à l’heure actuelle de posséder des Libra en tant que tels. Il est difficile d’établir une ligne du temps précise à ce sujet tant les paramètres à prendre en compte sont multiples.

Néanmoins, il est possible d’investir indirectement dans la devise digitale de Facebook en achetant par exemple des actions ou des CFD liés aux entreprises qui soutiennent ou ont investi dans le projet. Parmi celles-ci, on compte de nombreux noms prestigieux dont eBay, Spotify, Uber ou encore PayPal. Des portefeuilles spécialisés existent afin de satisfaire les traders intéressés qui croient dans le potentiel de Libra. La plupart de ces entreprises sont bien évidemment également actives dans d’autres secteurs liés aux nouvelles technologies ou la fintech.

Libra, une réponse concrète à un besoin bien réel

Que ce soit à tort ou à raison, beaucoup critiquent Libra et voient d’un mauvais oeil l’ascendance croissante de l’entreprise de Mark Zuckerberg. Néanmoins, il faut reconnaître que le projet répond à une demande bien réelle d’une partie de la population mondiale.

L’inclusion financière soit « la possibilité pour les individus et les entreprises d’accéder à moindre coût à toute une gamme de produits et de services financiers utiles et adaptés à leurs besoins (transactions, paiements, épargne, crédit et assurance) proposés par des prestataires fiables et responsables. » est l’une des priorités de la Banque mondiale.

En 2017, l’institution estimait le nombre d’adultes n’ayant pas accès à un compte bancaire à 1,7 milliard d’individus. Ce chiffre est conséquent ; d’autant plus si l’on tient compte des transferts transfrontaliers de fonds toujours plus nombreux (évalués à 689 milliards de dollars américains en 2018 uniquement pour les transferts déclarés).

Il y a donc une réelle nécessité de démocratisation des services financiers. Si les états et les banques traditionnelles ne sont pas encore parvenus à une proposition harmonisée, il se pourrait bien que Facebook et ses 2,4 milliards d’utilisateurs actifs apportent une réponse concrète aux défis de la globalisation financière.

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