Le Royaume-Uni réfléchit à prendre des mesures concernant les réseaux sociaux
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Le Royaume-Uni réfléchit à prendre des mesures concernant les réseaux sociaux

Les fake news et autres contenus illicites sont des sujets récurrents ces derniers temps. Les réseaux sociaux semblent être particulièrement concernés et peinent à prendre des mesures. Le Royaume-Uni, comme l'Allemagne ou l'Australie s'apprête à prendre des décisions.

Après avoir tenu tête aux USA concernant le plan anti Huawei, le Royaume-Uni se souci de la manière dont les pratiques des géants du jeu vidéo influent sur les utilisateurs. Cette semaine, la Grande-Bretagne annonce être sur le point de lancer une initiative visant à réglementer les réseaux sociaux. Ceci permettrait de potentiellement les désigner coupables de la propagation de fake news, la propagande terroriste, la pédopornographie, et autres préjudices en ligne.

Le ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni, ainsi que le ministère de la Culture, des Médias et des Sports ont annoncé d’éventuelles mesures selon lesquelles les réseaux sociaux pourraient être bloqués ou sanctionnés s’ils dépassaient les limites fixées. Pour le moment, rien n’est acté, toutefois ces institutions espèrent rapidement les mettre en place.

La semaine dernière, une annonce du même type a surgi en Australie. Le pays exige une prise en compte rapide de la part des réseaux sociaux lorsqu’un « contenu violent ou répugnant » est signalé. Dans le cas contraire, de lourdes sanctions tomberont sur le réseau social en question. Cette loi a été votée suite aux attentats de Christchurch le mois dernier.
Concernant l’Europe, c’est l’Allemagne qui montre l’exemple. L’année dernière nos voisins ont validé une législation similaire à celle de l’Australie. Le pays laisse un délai de 24h pour supprimer les contenus « illégaux ». Si le réseau social n’y parvient pas, une amende pouvant atteindre 50 millions d’euros lui sera adressée.

Le Royaume-Uni, en plus de cette législation, réfléchirait à la mise en place d’un éventuel organisme de surveillance. Il servirait à superviser les efforts des réseaux sociaux.

Toutefois, si l’Australie n’a pas consulté l’opinion publique, le Royaume-Uni se dit prêt à consulter ses habitants avant de prendre une telle mesure.

Les débats autour de la liberté d’expression ont repris suite à cette annonce. Le Royaume-Uni est très observé depuis la déclaration de ces éventuelles mesures. Ses voisins européens regardent de près comment le pays va s’en sortir. Si cette décision s’avère être un succès, il ne serait pas surprenant que d’autres pays votent des lois similaires.

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