Cybersécurité

Une ancienne espionne américaine aurait aidé des pirates iraniens

Le gouvernement iranien a pu obtenir des informations secrètes sur les États-Unis grâce à la corruption d'une ex agent secret américaine.

Alors que récemment, Facebook bloquait un grand nombre de pages de propagande gérées par des organes iraniens, il y a quelques jours, la justice américaine accusait une ancienne espionne de l’armée de l’air américaine d’avoir aidé le gouvernement iranien. Il s’agit d’accusations graves. En effet, Monica Elfriede Witt, c’est son nom, est accusée d’avoir fourni des informations secrètes au gouvernement iranien après son transfert en 2013 dans le pays.

Cette femme âgée de 39 ans faisait partie de l’Air Force Office of Special Investigations. Elle a servi son pays de 1997 jusqu’à 2008. D’après la justice américaine, elle détenait des informations tenues secrètes et possédait le plus haut niveau d’habilitation de sécurité. Elle avait donc accès aux détails d’opérations de contre-espionnage hautement confidentielles, mais aussi aux noms réels des sources et à l’identité des agents du renseignement américain.

C’est en 2012 qu’elle se rend en Iran pour assister à une conférence organisée par l’organisation iranienne New Horizon Organization. Une conférence a priori axée sur la propagande anti-américaine. Finalement, en 2013 elle se résout à défendre l’Iran, ce nouveau pays qu’elle aime tant. Son installation en Iran l’amène donc à collaborer avec le gouvernement du pays. On sait que les États-Unis et l’Iran ne sont pas les plus grands amis du monde. Elle aurait par la suite divulgué des informations classées confidentielles, notamment le nom de code d’une mission ainsi que sa cible spécifique.

Elle aurait ensuite mené des recherches sur des agents américains puis révélé les vrais noms de certains agents encore en activité. Par ses actes, Monica Elfriede Witt, met clairement la vie de ses compatriotes en danger. Grâce à ses informations, des pirates iraniens auraient tenté d’hameçonner les agents en question avec des e-mails piégés. Le procureur général adjoint John Demers a récemment déclaré cela : « cette affaire met en lumière les dangers que courent nos professionnels du renseignement et les efforts que nos adversaires déploieront pour les identifier, les dénoncer, les cibler et, dans quelques rares cas, les retourner contre la nation qu’ils ont juré de protéger ».

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