Cybersécurité Technologie

Des micropuces RFID implantées à des employés britanniques

La société BioTeq a annoncé avoir implanté plus de 150 puces RFID au Royaume-Uni. Les personnes pucées seraient notamment des particuliers mais aussi des employés britanniques.

On n’arrête plus le progrès. Des entreprises britanniques font le choix d’implanter des micropuces électroniques de type RFID, afin de  garantir aux employés leur sécurité au sein de l’entreprise, mais aussi de mieux sécuriser leurs données. Pour le moment, ces implantations de puces se font évidemment sur la base du volontariat. C’est ainsi que ces employés pourraient tour à tour accéder aux bâtiments de leur société grâce à cette puce, tout en y stockant des documents ou informations.

Ces arguments marketing sont notamment avancés par BioTeq, une société britannique qui annonce avoir déjà implanté 150 puces au Royaume-Uni. Steven Northam, fondateur et propriétaire de cette entreprise, a déclaré à The Guardian que la majorité des puces a été implantée à des particuliers. Ces derniers étant désireux d’accéder plus facilement à leur domicile ou à leur véhicule.

Il concède néanmoins avoir implanté des puces à des employés d’une grande banque proposant ses services en Espagne, en France, en Allemagne, au Japon et en Chine.  Le dernier argument avancé, serait que ces puces faciliteraient la vie des personnes handicapées, en leur évitant des tâches peu adéquates avec leur motricité.

Jowan Österlund, fondateur de la société suédoise BioHax, et désireux de s’installer sur le marché britannique, assure quant à lui, que les implants permettent « d’augmenter significativement la sécurité au sein d’une société ». Tout en déclarant que « Ces entreprises ont des documents sensibles avec lesquels elles traitent. [Les puces] leur permettraient d’imposer des restrictions à n’importe qui ».

Il va sans dire que cette nouvelle pratique provoque de nombreuses questions et protestations. A l’image de nombreux groupes de défense des droits des employés britanniques, craignant que ces puces n’offrent que plus de possibilités de surveillance et de contrôle aux employeurs.

 

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