Facebook est accusé de protéger les pages d’extrême droite
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Facebook est accusé de protéger les pages d’extrême droite

L'absence de modération des contenus violents serait liée à des raisons financières

Dans le cadre de sa série documentaire Dispatches, la chaîne anglaise Chanel 4 a publiquement accusé Facebook de protéger des pages d’extrême droite. Un journaliste infiltré aurait assisté, durant son enquête, à de nombreuses manquements à la modération de publications qui ne respectaient pas les règles liées à la violence graphique, la maltraitance des enfants ainsi que des discours haineux.

Selon plusieurs médias, Facebook a officiellement admis qu’il avait fait des erreurs en matière de modération du contenu, mais a nié le fait que la firme cherchait à profiter de revenus générés par les contenus des pages d’extrême droite. Pourtant, tout semble indiquer que ce sont bien des raisons financières, qui ont poussé les modérateurs Facebook, à fermer les yeux sur certaines publications. Celles-ci auraient toutes été postées sur les pages administrées par le groupe d’extrême droite britannique First Britain.

Après les récentes déclarations d’une ex-modératrice sur l’important volume de publication à modérer au quotidien, des rumeurs font état d’une formation donnée aux entrepreneurs, qui gèrent des pages Facebook, pour ignorer la preuve visuelle qu’un utilisateur a moins de 13 ans. Cela permettrait à certains militants de publier, sur leurs pages d’extrême droite, des vidéos à caractère violent, sans prendre le risque de les voir supprimer par un modérateur après signalement.

Interrogé au sujet du traitement des publications sur les pages d’extrême droite, Roger McNamee, l’un des premiers investisseurs de Facebook, a déclaré que le contenu extrémiste pouvait être très rentable. D’après lui, « c’est cette forme de contenu politique très orientée, vraiment dangereuse, qui attire les personnes les plus engagées sur Facebook ». Avant même la diffusion du documentaire, la direction du célèbre réseau social américain a déclaré : « Il est clair qu’une partie de ce qui est montré dans le programme ne reflète pas les politiques, ou les valeurs de Facebook, et ne répond pas aux normes élevées auxquelles nous nous attendons ».

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