La startup spécialisée dans les lunettes réalité mixte a annoncé qu’elle avait déposé une plainte préventive à l’encontre de son directeur de la sécurité, Todd Keil.

Malgré le fait que Magic Leap ait largement fait le choix de la culture du secret, elle rend tout de même quelques informations publiques de temps à autre. Jusqu’au mois de décembre, la startup n’avait présenté aucun produit, – ni même un prototype-, et pourtant elle avait réussi à séduire plusieurs investisseurs importants, dont Google. Néanmoins, l’entreprise a terminé l’année précédente en dévoilant ses futures lunettes de réalité mixte, les Magic Leap One. Aucune date de sortie n’a été présentée et peu de caractéristiques sont encore connues, mais le prix moyen devrait se situer aux alentours des 1000 dollars. Outre les avancées contribuant au développement du produit, la startup fait actuellement face à un tout autre problème : son chef de la sécurité.

Selon Magic Leap, Todd Keil aurait tenté d’extorquer des « millions de dollars » à l’entreprise en menaçant de la poursuivre en justice pour des raisons de discrimination. L’entreprise indique que le directeur aurait agi de la sorte afin de se protéger de ses propres manquements professionnels et va jusqu’à préciser qu’il est prêt à « se faire passer pour une victime de pratiques déloyales ». L’homme aurait aussi facturé une société tierce à des coûts exorbitants alors même qu’il entretenait une relation personnelle avec certains de ses membres. De fait, la plainte déposée le 28 février a pour objectif de signaler au tribunal du Texas que Magic Leap n’a commis aucune discrimination à l’encontre de Keil.

Néanmoins, la version publique est seulement celle donnée par Magic Leap puisque Todd Keil ne s’est pas exprimé sur l’affaire. Pour rappel, deux employés de l’entreprise ont porté plainte contre la startup pour licenciement abusif et un accord à l’amiable a clôturé une dernière plainte pour harcèlement sexuel. Si Magic Leap fait le choix du culte du secret, ces anciennes affaires juridiques risquent néanmoins de finir par la rattraper.

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