Google a décidé de laisser à des intermédiaires publicitaires rivaux la possibilité de placer des annonces sur YouTube, d’après une information de Reuters, publiée le 14 juin. Selon l’agence de presse, il s’agit d’une tentative de la firme américaine pour clôturer une enquête antitrust de la Commission européenne.

Google veut éviter une lourde amende de la Commission

Les autorités européennes de la concurrence ont ouvert une enquête contre Google et son service de diffusion de vidéo il y a un an. Les annonceurs sont obligés de passer par le gestionnaire de publicité Google Ads pour acheter des espaces sur YouTube. Ils sont également contraints de passer par Display & Video 360.

Dans la même catégorie

Selon la Commission, cela pourrait constituer un avantage déloyal que se serait accordé Google. Cela permettrait de limiter l’accès aux données des utilisateurs pour les autres plateformes. Google s’était défendu, à l’époque, en expliquant que les annonceurs avaient la possibilité de mobiliser plusieurs technologies et plateformes pour diffuser leurs publicités.

En ouvrant son système, Google fait un pas vers la Commission européenne. Le géant américain risque une amende pouvant aller jusqu’à 10% de son chiffre d’affaires mondiales, 257 milliards de dollars en 2021. Une motivation suffisante pour faire évoluer les choses.

La publicité est la première source de revenus de Google. Au premier trimestre 2022, elle représentait 80% des revenus de l’entreprise, 54,66 milliards de dollars sur 68,01 milliards de dollars de chiffre d’affaires global. YouTube avec l’activité moteur de recherche et Gmail est la source de revenus publicitaire majeure.

L’activité publicitaire du géant en péril

Selon les informations de Reuters, ce premier pas de Google va dans la bonne direction. Il reste cependant d’autres préoccupations au sein de l’autorité de la concurrence européenne, l’entreprise va devoir faire des efforts supplémentaires. L’un de ses porte-parole a déclaré à Engadget, « Nous nous sommes engagés de manière constructive avec la Commission européenne ».

Google est poursuivi dans ce même registre par l’autorité de la concurrence britannique, la CMA. L’entreprise est également menacée par une loi débattue au sein du Congrès américain, contre les conflits d’intérêts au sein du secteur publicitaire. L’activité la plus lucrative de Mountain View est plus que jamais attaquée de tous côtés.