Les utilisateurs de PC en France sont exposés aux menaces de sécurité informatiques, un peu moins que les autres, mais exposés quand même. C'est ce que révèle le spécialiste Avast Software, connu pour sa solution antivirus. Dans une enquête intitulée « Global PC Risk », consultée par Les Échos, le groupe tchèque estime que 26,87% des utilisateurs français sont exposés au risque de trouver sur leur route un logiciel malveillant (ou malware). Un risque plus important encore dans le reste du monde, où l'estimation d'Avast passe cette fois à 29,39% en moyenne, soit une progression de 5% par rapport à l'année dernière d'après l'enquête, basée sur le nombre d'attaques informatiques ayant été observées chez des utilisateurs de PC (particuliers comme professionnels) entre le 16 mars 2020 et le 14 avril 2021.

L'augmentation de ces risques s'expliquerait, entre autres, par la situation sanitaire qui a donné lieu à une plus grande part d'activités en ligne. Un contexte favorable pour les hackers. « Les cybercriminels ne sont pas restés inactifs et ont largement profité de la situation », commente notamment Michal Salat, directeur du renseignement sur les menaces pour Avast, cité par Les Échos.

Certaines régions française plus exposées que d'autres...

L'étude menée par Avast va plus loin dans le détail, en exposant la proportion de risque d'une région à l'autre. On apprend par exemple que l'Île-de-France, l'Occitanie et la Bretagne sont les régions les plus exposées, avec près de 30% de risque de rencontrer un logiciel malveillant. À l'inverse, la région Bourgogne-Franche-Comté est globalement épargnée, avec seulement 1,88 % de chances de tomber sur un malware ou d'être confronté à une attaque, toujours selon l'enquête.

Outre la probabilité plus forte au niveau mondial de subir une attaque, Avast met en évidence des menaces plus avancées. Le spécialiste en sécurité évoque notamment des méthodes d'intrusion ou d'attaque « plus sophistiquées ou encore jamais vues », mais aussi « conçues pour contourner les technologies de protection courantes des logiciels de cybersécurité ».