Alors qu’on s’inquiétait il y a quelques mois de savoir si Trump était écouté par la Chine et la Russie, une menace bien plus sérieuse l’a concerné il y a quelques jours. Ce samedi 30 mars, une femme chinoise a été arrêtée alors qu’elle s’était infiltrée dans le Complexe de Mar-a-Lago où Trump passait son week-end, en Floride. Après avoir réussi à passer un premier barrage de sécurité, elle a été arrêtée en possession d’un ordinateur, d’un disque dur, et surtout, d’un logiciel malveillant sur une clé USB. Elle a été inculpée pour fausse déclaration à des agents fédéraux et intrusion dans un secteur sécurisé.

Pour passer le premier barrage de sécurité, composé de trois agents des services secrets américains, la femme, nommée Yujing Zhang, a utilisé une astuce très simple. Elle a dit qu’elle souhaitait accéder à la piscine du complexe, en s’appuyant sur le fait qu’elle partageait le même nom de famille qu’une personne habilitée à y avoir accès, et a prétexté avoir des difficultés à comprendre l’anglais pour faire baisser leur garde aux agents.

Ces derniers l’ont finalement habilitée à passer, et elle a ensuite été transportée en voiture de golf jusqu’à l’accueil du complexe. Elle a alors tenté de se faire passer pour une invitée à un évènement fictif de l’ONU célébrant l’amitié sino-américaine, et aurait alors déclaré vouloir parler à un membre de la famille Trump concernant les relations économiques de la Chine avec les États-Unis. Évidemment, le mensonge n’a pas pris. Le réceptionniste n’a pas trouvé trace de l’évènement et a immédiatement appelé la sécurité.

Le profil de l’espionne ?

Lors de son interpellation, elle s’est révélée être en possession de 4 téléphones différents (en plus des appareils sus-cités) et de deux passeports « République de Chine » (Taiwan). De plus, il s’est avéré qu’elle parlait parfaitement anglais. Il est cependant étrange pour une « potentielle » espionne (on ne sait rien de ses intentions actuellement) de tenter de s’infiltrer d’une façon aussi peu subtile.

Le logiciel malveillant présent sur la clé USB soulève de graves inquiétudes selon Engadget. En effet, il aurait pu causer des dégâts importants si la clé avait été insérée dans un appareil du complexe, ou pire, les appareils personnels de la famille Trump. Les clés USB deviennent de plus en plus utilisées pour s’attaquer aux infrastructures informatiques, car elles ont beaucoup moins de difficultés à corrompre un système qu’une attaque externe. Avec de mauvaises intentions, Zhang aurait pu voler un nombre considérable de données. Reste maintenant à voir quels étaient ses objectifs, mais il n’est pas dit que le gouvernement américain communique beaucoup à ce sujet.