L’administration Trump fait savoir que désormais le maître-mot en matière d’intelligence artificielle sera le suivant : la flexibilité. En effet, la Maison Blanche vient d’annoncer une nouvelle réglementation de l’intelligence artificielle, volontairement souple. Le gouvernement attend des agences fédérales qu’elles n’entravent pas l’innovation sur le sol des États-Unis.

Une réglementation partielle de l’IA

Si au début du mois, l’administration Trump annonçait vouloir limiter les exportations des logiciels d’intelligence artificielle, aujourd’hui le gouvernement rappelle que l’innovation doit continuer d’être facilitée sur le sol américain. Une nouvelle règle entrée en vigueur le 6 janvier vise les entreprises qui développent des logiciels liés à l’imagerie spatiale, sur le territoire américain, ayant pour but de servir à des algorithmes. Toutes les entreprises dans ce cas devront demander une autorisation pour les exporter à l’étranger. La seule exception s’applique aux entreprises canadiennes.

La Maison Blanche vient d’annoncer de nouvelles mesures réglementaires pour encadrer le développement de l’IA sur le sol américain. En effet, les entreprises américaines qui travaillent sur le secteur de l’intelligence artificielle devront désormais tenir compte de l’équité, du caractère non-discrimant, de la transparence et de la sécurité de leur produit. Le gouvernement précise que les agences fédérales doivent également éviter d’établir des restrictions qui trop strictes, qui entraveraient inutilement l’innovation et la croissance de l’IA.

Un signal fort du gouvernement américain

L’administration Trump précise que dorénavant, les autorités fédérales devront : “effectuer une évaluation des risques et une analyse coûts-avantages avant toute action réglementaire sur l’IA en mettant l’accent sur des cadres flexibles”. Les agences comme la Food and Drug Administration ou la Federal Aviation Administration seront tenues de respecter ces nouvelles directives. Cette politique est la première du genre à être rendue officielle de la part d’un gouvernement, d’après Michael Kratsios, conseiller numérique des États-Unis.

L’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans nos sociétés et les autorités se demandent jusqu’à quel point nous pouvons leur faire confiance. La communauté des développeurs d’IA devrait considérer cette nouvelle réglementation comme une avancée de taille. Difficile d’entrevoir les impacts directs qu’aura cette nouvelle politique, mais le message envoyé est positif.  L’AI Now Institute de l’université de New York, a déclaré qu’il se réjouissait des nouvelles limites imposées aux agences fédérales.