Même si la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine semble s’apaiser depuis quelques semaines, le gouvernement américain prend ses précautions. L’administration Trump vient d’annoncer qu’elle allait limiter l’exportation des logiciels d’intelligence artificielle.

Moins d’exportation pour plus de sécurité

Cette nouvelle règle entrera en vigueur dès demain (lundi 6 janvier). Cette dernière précise que les entreprises qui développent des logiciels liés à l’imagerie spatiale, sur le territoire américain, ayant pour but de servir à des algorithmes, devront demander une autorisation pour les envoyer à l’étranger. La seule exception s’applique aux entreprises canadiennes.

Pour James Lewis, un expert américain en nouvelle technologies appartenant au groupe de réflexion Center for Strategic and International Studies : “le gouvernement veut empêcher les entreprises américaines d’aider les chinois (contre leur gré) à fabriquer de meilleurs produits d’intelligence artificielle qui pourraient servir à l’armée”.

Concrètement, la nouvelle règle porte sur tous les logiciels qui sont utilisés par les capteurs, les drones et les satellites pour automatiser le processus d’identification des cibles à des fins tant militaires que civiles. C’est la première règle du genre émanant du ministère du Commerce américain.

Elle s’appliquera dans le cadre d’une loi de 2018, qui chargeait le ministère de rédiger des règles visant à renforcer la sécurité du pays. Pour le moment, l’industrie devrait se satisfaire de cette règle assez peu contraignante. Les acteurs de l’intelligence artificielle craignaient que le gouvernement américain ne soit beaucoup plus strict.

En 2020, les investissements dans l’IA ne fléchiront pas

En 2020, les entreprises prévoient d’investir toujours plus dans l’intelligence artificielle d’après le cabinet Forrester. En effet, malgré les dangers liés à l’emploi de l’intelligence artificielle tels que : la désinformation due au filtrage de certains algorithmes sur les réseaux sociaux ou encore la surveillance technologique de masse grâce à la reconnaissance faciale (comme c’est le cas en Chine), l’investissement dans l’IA ne fléchira pas.

Si les États-Unis ont tout de même une bonne longueur d’avance sur les autres pays dans le domaine de l’intelligence artificielle, certains pays sont bien placés pour leur piquer cette première place. La Chine ne cache plus ses ambitions.

Alibaba, Baidu et Tencent monopolisent l’intelligence artificielle au sein de l’empire du milieu. Le transport est l’industrie qui suscite le plus d’intérêt de la part des géants chinois. On retrouve ensuite l’électroménager et l’éducation. Ces secteurs sont à la fois porteurs pour le développement du pays, mais également pour son rayonnement à l’international.