Le partage d’images à caractère sexuelle fait partie des préoccupations du gouvernement britannique. À l’heure où la technologie reste une source constante d’innovation, certaines pratiques peuvent entraîner de sérieuses atteintes pour les personnes physiques.C’est pourquoi au Royaume-Uni, de nombreux politiques se sont réunis pour proposer de nouvelles lois et retravailler les anciennes.

Des pratiques technologiques qui mettent en danger le consentement

La première pratique que le gouvernement britannique souhaite combattre relève du partage non consenti de photographies intimes et/ou à caractère sexuelle des individus. Ce phénomène est appelé ‘pornographie de vengeance’ ou “revenge porn”. Le revenge porn se caractérise par le partage des photos intimes d’un individu pour se venger de lui ou parce qu’il a refusé un chantage. Dans le même temps, le gouvernement britannique veut s’armer contre le deep fake, cette technologie utilise l’intelligence artificielle pour transposer les images et les sons d’une vidéo sur une autre, de façon presque parfaite.

Cette technologie pose problème car elle utilisée pour transposer le visage de personnes sur des vidéos quelconques vers des films à caractère pornographique, à la place du visage des acteurs et des actrices. Le consentement n’est bien évidemment jamais présent et ainsi, beaucoup de femmes se sont retrouvées stars d’un film X sur le net à leurs dépens depuis le développement du deep fake. Enfin, la troisième pratique dans le viseur du gouvernement britannique est le phénomène du ‘cyber flashing’. Il s’agit de partager à partir de son Bluetooth des images pornographiques. Bien que les paramètres nous offrent la possibilité de décliner le AirDrop, l’image envoyée s’affiche tout de même.

Des protections juridiques d’ores et déjà présentes

La justice agit et condamne par exemple l’infraction de voyeurisme, qui vient punir les photographies prises dans le but de gratification sexuelle sans consentement. Le revenge porn est également la cible d’une loi qui peut permettre une sanction de deux ans d’emprisonnement depuis 2015. Cependant le gouvernement souhaite surveiller de près cette tendance qui ne cesse de s’amplifier et est prêt à modifier sa loi.

Comme le déclare le ministre de la Justice, Paul Maynard : ‘Personne ne devrait avoir à subir l’immense détresse de se voir prendre ou partager des images intimes sans consentement. Nous agissons pour que nos lois suivent le rythme de la technologie émergente et des tendances de ces crimes troublants et humiliants.’ De nombreux abus arrivent régulièrement, et face à la technologie, il est parfois difficile pour les victimes de se positionner et d’agir. Le rythme de l’innovation reste une force pour le numérique, mais jusqu’où la protection des personnes peut-elle se défendre ?