L'institut de l'aviation russe équipe certains drones d'un fusil Vepr-12
Technologie

L’institut de l’aviation russe équipe certains drones d’un fusil Vepr-12

Ces russes nous surprendront toujours. Ce drone militaire pourrait bien séduire de nombreux exploitants de sociétés minières ou de parcelles agricoles.

Ce n’est pas une blague. Un entrepreneur russe, qui travaille dans le domaine de la défense pour le pays, vient de breveter un drone d’attaque sur lequel un fusil Vepr-12 est installé. Il pèse un peu moins de 23 kilogrammes et sa mission est simple : détruire d’autres drones dans le ciel. Alors que dans d’autres pays, des drones assurent les approvisionnements des hôpitaux, il semblerait que les russes n’aient pas la même vision du progrès. Figurez-vous que c’est un projet très sérieux. En effet, ce petit engin a été imaginé par le « Student Design Bureau of Aviation Modeling » de l’Institut d’aviation de Moscou.

Il suffit de regarder la vidéo ci-dessous pour comprendre à quel point ce drone est terrifiant. L’entrepreneur russe à l’origine de cet engin de guerre travaille dans le département de la défense en Russie. C’est bien ce même département qui avait imaginé le missile sol-air S-400 Triumf, celui-ci même qui avait causé une rupture entre la Turquie et les États-Unis. Ce n’est pas le premier drone guerrier de la Russie. Le pays a déjà conçu « Karnivora », un drone équipé de filets pour capturer d’autres drones.

Le drone fusilier est baptisé tail-sitting. Il a une petite particularité : il décolle sur place, de la même manière que beaucoup de drones, en revanche dès qu’il se met en position de vol, il se couche comme un avion. Il a deux petites ailes qui lui permettent d’adopter cette posture et d’être bien plus efficace en vol. Il a plus de stabilité qu’un drone classique et peut prendre plus de vitesse. Il a une autonomie de 40 minutes, c’est beaucoup pour un drone de ce poids. À son bord : un fusil Vepr-12 entièrement automatique. Ce dernier est équipé d’un chargeur de 10 coups.

En réalité, ce drone pourrait séduire et se vendre à grande échelle. On imagine aisément les exploitants de sociétés minières, ou encore les agriculteurs, vouloir s’équiper avec ce genre de dispositif militaire pour surveiller leurs parcelles.

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