Chrome bloquera les spams publicitaires à compter du 9 juillet
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Chrome bloquera les spams publicitaires à compter du 9 juillet

Une révolution pour les quelques personnes n’ayant pas découvert les bienfaits d’AdBlock ?

Après son lancement l’été dernier aux États-unis, au Canada et en Europe, le bloqueur de publicité intégré de Chrome va se lancer à la conquête du monde, le 9 juillet. Google a transmis cette information dans une déclaration hier.

Ce n’est pas nouveau, Google a horreur des pratiques commerciales excessives. La mise en place de la version 71 de Chrome, qui bloque par exemple les liens cachés ou les redirections automatiques, a été là pour nous le prouver. Aujourd’hui, Google passe un nouveau cap dans la mise en application de ses valeurs. La généralisation de son bloqueur de publicités, développé avec la Coalition For Better Ads, interdit aux sites Web d’utiliser des stratégies publicitaires intrusives. L’utilisation de fenêtres contextuelles ou de vidéos avec lecture automatique par les annonceurs ne va plus être possible.

Google avait déjà pris soin d’avertir les sites non-conformes de ses attentes concernant la publicité, ils se sont dès à présent conformés à ses exigences pour la majorité d’entre-eux. En effet, les deux tiers des annonceurs qui étaient concernés seraient désormais en règle.

Dans son annonce, Google a déclaré que son « but ultime n’est pas de filtrer les annonces, mais de construire un meilleur site web partout, pour tous ». Certaines personnes ont applaudi le plan de suppression des spams, mais d’autres ont fortement critiqué Google. Ces critiques se reçoivent, quand on sait que le GAFA génère des milliards de dollars en publicité chaque année grâce à AdWords. D’autant que la régie publicitaire de Google, elle, ne se gène pas pour envahir la partie supérieure de votre espace visuel lors d’une recherche. Certains pensent par ailleurs qu’il est impensable qu’un magnat de la publicité comme Google puisse également en être partiellement législateur.

Difficile de savoir si Google écoutera les critiques pour changer sa politique, mais on peut toujours espérer. Le géant américain s’est par exemple déclaré en accord avec une taxe française sur les GAFAs, preuve qu’il peut changer de comportement face à l’opinion publique.

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