Ce samedi 13 octobre se tenait la marche pour le climat dans différentes villes de France. Un événement visant à lutter contre les problèmes dûs au réchauffement climatique et à la pollution. Le rassemblement aurait fédéré des dizaines de milliers d’âmes : un succès considérable grandement porté par les médias numériques.

Les réseaux sociaux ont fédéré les citoyens et les associations

Pour assurer la communication de l’événement, ce ne sont pas moins de 6 grandes associations, dont GreenPeace ou Les Amis de la Terre, qui se sont mobilisées. Et là où elles ont fait fort, c’est qu’avec le soutien des associations locales des différentes villes, elles ont réussi à faire connaître le rassemblement dans toute la France en se servant uniquement des médias digitaux. Les supports de communication, qui étaient essentiellement des vidéos, ont été partagées sur leurs pages Facebook et leurs sites. Ils ont ensuite été repris par des dizaines de milliers de citoyens. Ce bouche à oreille numérique, puis la réalisation des événements Facebook pour matérialiser l’envie d’agir, ont représenté l’essentiel de la communication selon Maxime Forest, un des porte-parole de la marche lyonnaise. Même si les journalistes leur ont donné de l’attention, l’événement s’est essentiellement fait connaître sans imprimer aucun tract, une statistique plutôt intéressante lorsqu’on lutte contre la pollution.

Une communication qui rappelle l’influence des youtubeurs et l’importance de la vidéo

On vous en parlait précédemment, aujourd’hui la vidéo est devenue l’argument principal de l’écrasante majorité des campagnes de communication sur les réseaux sociaux. Et la marche pour le climat a été là pour le rappeler. Le point d’orgue de sa campagne a été une vidéo portée par 19 youtubeurs. Publiée sur la page facebook “partager c’est sympa”, elle a réussi à atteindre les 8 millions de vues en moins d’une semaine, et a été à coup sûr le point déterminant de la médiatisation, particulièrement chez les jeunes.

Une organisation directement liée au numérique

Pour réaliser l’événement, les associations ont été soutenues par des centaines de bénévoles, et ceux-ci ont été recrutés via des formulaires en ligne. Pour gagner en pouvoir d’action et en adhérents, les organisateurs de la marche ont aussi créé le site ilestencoretemps.fr, qui va permettre de multiplier l’engagement et l’activité des soutiens de leur cause.

Un succès qui rappelle l’importance du numérique dans la réussite des actions associatives

Le succès de la marche pour le climat rappelle à quel point les associations comptent aujourd’hui sur les nouvelles technologies pour rassembler les esprits autour d’une cause. À grands renforts de vidéos sur YouTube ou Facebook, et de publications d’images, et de statistiques chocs sur les réseaux sociaux, elles réussissent à sensibiliser des millions de personnes à travers le monde.

Il serait aussi difficile de conclure cet article sans parler des pétitions en ligne, qui leur permettent d’avoir un poids politique et d’influencer beaucoup plus les débats politiques qu’on ne pourrait le croire. On se souvient encore de la pétition contre le chalutage profond (une méthode de pêche dangereuse pour l’écosystème marin) de Bloom, qui avait rassemblé 600 000 voix, ou encore celle de Avaaz contre le glyphosate, qu’on retrouve notamment dans le Roundup de Monsanto. Cette dernière, qui avait rassemblé plus de deux millions de voix, avait grandement influencé les discussions sur son interdiction au sein de l’UE selon Pavel Poc, député européen spécialisé sur les questions de santé publique.