De Supertramp aux Pink Floyd, en passant par Jimi Hendrix ou encore Creedence Clearwater, tous ont en commun d’avoir marqué les années 70, écoutés inlassablement par des milliers de fans sur des disques vinyles. La musique transcende les époques, et la manière de l’écouter évolue avec le temps et les technologies. Du vinyle de 12 pouces, elle s’est transposée sur des cassettes audio, qu’on rembobinait au stylo et écoutait dans sa voiture, puis sur des Compact Discs, ces CD qu’on a promené avec nos baladeurs. Enfin, nous sommes passés au streaming, via des plateformes comme Deezer ou Spotify.
De même que la technologie musicale a changé au fil des ans, pour apporter plus de flexibilité sur la manière de consommer la musique, le modèle d’utilisation des applications a lui aussi évolué. Ainsi, l’objectif du WAN a toujours été de connecter les utilisateurs aux applications, mais sa technologie, basée sur les routeurs traditionnels, n’est pas parvenue à suivre le rythme pour offrir des moyens de connexion optimaux.

Tout est dans le cloud

Ecouter des disques pendant des heures était initialement une occupation courante les après-midis ou à l’occasion de soirées entre amis. Ensuite, on a voulu emporter la musique avec nous grâce aux cassettes et à l’apparition du célèbre Walkman inventé par Sony, dont le nom s’est rendu si célèbre qu’il est devenu le terme générique pour les baladeurs audio. Plus tard, les lecteurs MP3 ont permis de charger l’ensemble de ses CDs sur un lecteur de la taille d’un jeu de cartes. Arrivent ensuite les années 2000 et le streaming avec la création de Napster ; dès lors, il est possible d’accéder à n’importe quelle chanson, n’importe où et à n’importe quel moment. La musique s’installe naturellement dans le cloud et ne prend plus la poussière sur nos étagères.
Le même phénomène touche les applications. Auparavant, les entreprises les hébergeaient dans leurs propres datacenters. Les utilisateurs s’y connectaient à partir des succursales en passant par des réseaux WAN privés basés sur des protocoles X.25, des relayages de trame (frame relay) et plus tard des connexions MPLS. Incidemment ou non, au moment de l’apparition des services de streaming musical, du cloud computing et des premiers services SaaS, des entreprises telles que Salesforce (fondée en 1999) émergent sur le marché : les utilisateurs peuvent à présent se connecter au SaaS et à l’IaaS ou et quand ils le souhaitent.
Cependant, le bon vieux modèle WAN des année 80, centré sur le routeur, n’est pas compatible avec le cloud. Cela ajoute donc de la latence – soit du retard – qui détériore la performance. Pourquoi alors ne pas connecter simplement, et de manière sécurisée, les utilisateurs aux applications dont ils ont besoin via une connexion internet ? Un SD-WAN géré par application le permet, en utilisant les moyens disponibles les plus directs, et offrant ainsi une expérience utilisateur de meilleure qualité. Pourquoi rentrer chez soi pour charger une nouvelle chanson sur son MP3, quand on veut l’écouter tout de suite et qu’il est possible d’y accéder instantanément dans le cloud ?

Une vie simplifiée

Il y a une vingtaine d’années, lorsqu’on voulait écouter une chanson, il fallait se souvenir du nom de l’artiste, de l’album en question, puis le chercher dans sa tour de CD. On sortait ensuite le disque de son boîtier, on le nettoyait éventuellement pour retirer la poussière, et on l’insérait dans le lecteur pour enfin sélectionner sa chanson. Bien sûr, on pouvait ranger ses disques par ordre alphabétique d’artistes et sélectionner le numéro de sa chanson pour l’écouter directement ; plus facile qu’avec un vinyle. Cependant, gérer et consommer sa musique restait beaucoup plus compliqué que ça ne l’est aujourd’hui. A présent, il suffit de taper le titre d’une chanson dans une barre de recherche – ou de demander à des intelligences artificielles telles que Siri ou Alexa de la trouver – et elle se lance.
Tout comme pour la musique, une orchestration puissante et centralisée, telle que le permet le SD-WAN, simplifie la gestion du WAN. Avec de telles solutions, les équipes n’ont plus besoin de passer d’innombrables heures à programmer, une par une et appareil par appareil, des applications de qualité de service (QoS) et des règles de sécurité, en utilisant un CLI fastidieux. Quelques clics suffisent via une interface graphique intuitive, pour définir la manière dont les applications doivent être gérées en fonction du business intent. Il suffit alors de configurer les règles applicatives une fois pour toute et de les envoyer, en un clic, vers les bureaux distants, quel que soit leur nombre. Les équipes gagnent ainsi du temps et réduisent les risques d’erreurs. Les utilisateurs sont de ce fait connectés aux applications via les chemins les plus adaptés, sans avoir à programmer manuellement les sous-réseaux et les listes de contrôle d’accès. C’est un peu comme choisir un genre musical sur un service de streaming, et laisser la plateforme jouer les morceaux qu’on aime.
Tout comme nous n’écoutons plus nos CDs au profit de moyens plus modernes et plus flexibles, il est temps pour les routeurs traditionnels situés dans les succursales de sortir des sentiers battus pour, enfin, en emprunter de plus adaptés. L’expérience utilisateur n’en sera que plus appréciée et la performance des équipes sera quant à elle renforcée.