Intelligence Artificielle

Sergueï Brin, cofondateur de Google, se questionne sur l’IA

« C'était la meilleure des époques, c'était la pire des époques »

Fondateur du moteur de recherche Google aux côtés de Larry Page, Sergueï Brin a profité de sa lettre annuelle aux investisseurs pour faire part de ses questionnements sur l’intelligence artificielle et ses conséquences.

En introduisant son texte avec les mots de Charles Dickens, « C’était la meilleure des époques, c’était la pire des époques », le président d’Alphabet en dit déjà long sur cette période charnière qu’il nomme le « printemps de l’intelligence artificielle ».

Bien que Sergueï Brin semble plutôt optimiste quant au développement de la technologie, il appelle tout de même à une « réflexion profonde ». Cette dernière devrait permettre de se questionner sur les conséquences de l’intelligence artificielle sur le travail et la transformation des emplois, ainsi que les applications de la technologie, qui peuvent parfois être malveillantes. À ce sujet, il précise que « des outils aussi puissants apportent également avec eux de nouvelles questions et responsabilités ».

Sergueï Brin se positionne également comme -logiquement- enthousiaste quant aux projets de Google, à l’exemple de la conduite autonome ou de l’analyse d’images. Il indique : « Le nouveau printemps de l’intelligence artificielle est le développement le plus significatif dans l’informatique que j’ai vu de ma vie […] Nous sommes véritablement dans une renaissance technologique, une période passionnante lors de laquelle nous pouvons voir des usages dans presque tous les domaines de la société moderne ».

Enfin, il termine sa lettre sur une note positive en synthétisant de la sorte : « Bien que je sois optimiste quant à la possibilité d’utiliser la technologie pour résoudre les plus grands problèmes du monde, nous sommes sur un chemin que nous devons emprunter avec responsabilité, attention et humilité ».

Si la lettre de Sergueï Brin fait part de ses interrogations et de sa vision, il est un sujet dont il ne fait pas mention dans sa lettre : le projet Maven. Au mois d’avril, plusieurs employés de la firme ont pourtant rédigé une lettre commune destinée Sundar Pichai, réclamant l’arrêt de ce fameux projet. Révélé il y a quelques mois, Maven consiste en une collaboration entre la firme américaine et le Pentagone. Grâce à l’une des technologies de Google, ce dernier pourrait être capable de surveiller et de suivre des cibles militaires. Si les usages de la technologie ont été décrits comme « non offensifs », de nombreux employés n’ont pas apprécié qu’une entreprise  travaille avec le gouvernement sur une technologie qui pourrait être utilisée à mauvais escient.

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