Digital

Barcelone délaisse Microsoft pour les logiciels open source

Barcelone souhaite retrouver sa souveraineté technologique.

La ville de Barcelone continue sa stratégie d’utiliser des logiciels et applications non propriétaires en se dégageant des logiciels privés utilisés pour la navigation sur le web, l’envoi d’emails ou en encore la gestion des finances. Si la ville a surtout fait la une, fin de l’année 2017, pour ses mouvements indépendantistes qui n’ont finalement conduit à aucun changement structurel. Barcelone a pourtant signé son indépendance envers l’entreprise Microsoft et son logiciel de routage d’email Microsoft Exchange Server connu via l’application Outlook et son calendrier, en décembre 2017. La fin de contrat a pour objectif de faire migrer la ville vers une solution non-propriétaire (open source) : Open-Xchange. Ce mouvement entre dans le cadre « Public Money, Public Code » dont la ville est la première engagée.

logiciel open source : open xchange
Aperçu de OX App Suite ( solution Open-Xchange).

Le mouvement visant à migrer l’ensemble des logiciels propriétaires vers des solutions open source a pour objectif d’être opérationnel à 100% d’ici fin 2019. Date butoir correspondant à la fin du mandat de l’administration en place dont l’objectif est de rendre aux villes et états : « une souveraineté technologique ». En rompant les contrats avec les grands logiciels, Barcelone souhaite réduire sa dépendance et également faire des économies tout en ré-investissant 70% de celles-ci dans d’autres moyens.

Pour atteindre cette indépendance technologique, Barcelone compte embaucher 65 nouveaux développeurs pour travailler sur ces nouvelles infrastructures, mais également émettre des appels d’offres pour faire participer des petites et moyennes entreprises à ce nouvel enjeu. Au-delà des emails et du calendrier, Barcelone va également migrer son navigateur web d’Internet Explorer (Microsoft) vers Firefox et LibreOffice, le tout fonctionnant sous le système d’exploitation Linux.

En réalisant des économies sur les licences propriétaires, le mouvement « Public Money, Public Code » porté par la ville de Barcelone, à l’heure actuelle, envisage de permettre à d’autres villes de migrer vers les mêmes solutions non-propriétaires en les adaptant à leurs besoins. Ainsi, d’autres villes profitent déjà d’un logiciel co-développé avec la ville espagnole Terrassa : Sentilo.

Si Barcelone est le porte-parole de ce mouvement, ce dernier a été lancé par la fondation Free Software Foundation Europe, créée en 2001 et basée en Allemagne. L’objectif de cette dernière est de promouvoir le développement et l’utilisation de logiciels libres.

Source : OSOR.

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