De manière générale, Elon Musk ne cultive pas la discrétion quand il s’agit de parler de ses projets. Et pour cause, en ce qui concerne les avancées de The Boring Company et l’Hyperloop ne manquent pas de faire parler de lui. Seulement, s’il y’a bien un projet sur lequel il n’est pas bavard, c’est bien Neuralink. Fondée en 2016, Neuralink a pour objectif de créer un lien neuronal entre le cerveau et l’ordinateur, et bien que les nouvelles se fassent rares sur la société, la SEC nous permet d’en savoir un peu plus sur ce qui se trame.

Bien que rien ne soit encore très détaillé sur les moyens que l’entreprise va mettre, ou met déjà, en place, l’objectif est clair : connecter l’homme et la machine. Pour ce qui est la finalité, Neuralink souhaite utiliser cette technologie pour aider les patients atteints de troubles cérébraux, à l’exemple de l’épilepsie ou de la dépression. Seulement, l’aboutissement n’est pas prévu pour demain : les premiers objectifs verraient le jour en 2021, là où les suivants sont annoncés pour 2026. Selon Elon Musk, « il faut encore attendre entre 8 et 10 ans pour pouvoir utiliser [cette technologie] sur des personnes sans handicap ».

logo Neuralink d'Elon Musk

Pour ce qui est des 27 millions de dollars, les informations ont été retrouvées dans un document de la SEC, l’autorité qui a pour objectif de réguler et de réglementer les marché financiers. Sur Twitter, le milliardaire a précisé qu’il ne « recherchait pas » d’investisseurs, selon Business Insider, il est très possible qu’il ait lui-même financé une partie du projet. Aussi, bien qu’Elon Musk ait dit n’avoir pas engagé de table ronde comme cela se fait habituellement, il semblerait qu’il ne précise pas que la levée de fonds ai trouvé sa source auprès d’investisseurs ciblés au préalable. Pour le moment, le site web de Neuralink propose 8 offres d’emplois, dont beaucoup d’ingénieurs.

Un projet comme celui de Neuralink va avoir de belles années devant lui, tant dans les possibilités d’avenir que dans les questions qu’il suscitera au niveau de l’éthique et des problématiques techniques.

Source : Numérama