Les êtres humains doivent absolument changer leur façon de manger et de cultiver pour éviter d’accentuer le changement climatique que nous vivons actuellement“. C’est la conclusion alarmante du dernier rapport de l’ONU, publié le 8 août dernier. L’agriculture de masse est l’une des causes principales du changement climatique et nous devons absolument repenser notre façon de cultiver nos terres pour y remédier.

107 scientifiques issus de plus de 50 pays

L’étude révèle à quel point l’augmentation des productions agricoles est nuisible pour notre planète. L’agriculture de masse impliquant des actions telles que la déforestation, l’élevage du bétail, l’utilisation de pesticides ou la surconsommation d’engrais, génère plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

Le GIEC, à l’origine de cette publication, s’est appuyé sur l’expertise de 107 scientifiques de 50 pays du monde entier et pour la première fois, plus de la moitié d’entre eux sont issus de pays en développement. L’augmentation de la demande alimentaire rend l’agriculture plus difficile et contraint de nombreux exploitants à basculer vers une agriculture de masse.

Le changement climatique d’ores et déjà palpable, confronte actuellement des agriculteurs de l’Ouest canadien à d’importantes pertes de récoltes et à une pénurie d’aliments pour animaux en raison d’une sécheresse.

25% des aliments produits sont jetés

Comme le souligne le rapport, les solutions sont pourtant là : la réduction de la consommation de viande et la réduction du gaspillage alimentaire sont deux alternatives qui pourraient largement contribuer à endiguer l’agriculture de masse. Le rapport du GIEC estime que plus de 25% de l’ensemble des aliments produits chaque année sont jetés et que les déchets sont responsables de 10% des émissions de gaz à effet de serre.

Les rapports alarmants ne cessent de se succéder depuis plusieurs années maintenant. En mai dernier, l’Institut d’océanographie Scripps, situé à La Jolla en Californie a annoncé que la quantité de CO2 dans l’atmosphère avait atteint 415,26 parties par million (ppm). Un nouveau record bien triste qui n’avait jamais été atteint de toute l’histoire de l’humanité, malgré la chute de 39% recensée au Royaume-Uni en ce début d’année sur les 25 dernières années.