Un laboratoire de UCLA capture des mouvements atomiques en 4D
Science

Un laboratoire de UCLA capture des mouvements atomiques en 4D

Les résultats de ces recherches pourraient remettre en cause le processus de nucléation.

Les équipes scientifiques de la University of California in Los Angeles (UCLA), sont en train de remettre en question certaines bases de notre façon de penser à propos du processus de nucléation (la fonte, le gel et l’évaporation des matériaux). En effet, les chercheurs ont réussi à capturer des mouvements atomiques en 4D, qui permettent d’observer le changement d’état d’une matière. Cette découverte pourrait être une vraie révolution.

Une observation extrêmement précise

Les équipes de UCLA ont de quoi être fières d’elles. Les résultats de leurs recherches pourraient même contredire des théories existantes sur le mouvement des atomes. Les résultats des scientifiques pourraient s’avérer particulièrement utiles pour la création et l’étude des nouveaux matériaux, produits chimiques et procédés biologiques.

Concrètement, l’équipe a utilisé un microscope électronique dernier cri, appartenant au Berkeley Lab, pour examiner un alliage de fer et de platine découpé en nanoparticules de 1/10 000e. C’est à peine la largeur d’un cheveu humain. Les nanoparticules étaient chauffées à 520°C, ce qui les faisait passer d’un état solide à état liquide. Des images ont été capturées à la 9e minute, la 16e et la 26e, après le chauffage des nanoparticules.

Une vraie révolution scientifique

Les scientifiques ont observé que les noyaux formaient des formes irrégulières plutôt que des formes parfaitement rondes, comme le laisseraient penser les théories existantes, depuis très longtemps, à ce propos. Ce n’est pas tout : plutôt que d’avoir des frontières parfaitement délimitées comme les scientifiques l’imaginaient, les atomes se confondaient légèrement. Vu comme cela, les résultats de cette découverte ne semblent pas si excitants. Pourtant, ils remettent en cause la transformation de la matière.

C’est tout simplement la première fois que le processus de nucléation a été observé de si près et avec autant de précision. Le co-auteur de l’étude Peter Ercius a déclaré cela : « une fois qu’on a vu un tel processus de si près, on peut commencer à réfléchir à la façon de le contrôler. Cela pourrait conduire à la création de matériaux de meilleure qualité et plus résistants ».

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