Lundi 24 juin dernier, une gigantesque panne a frappé les Pays-Bas. Les autorités néerlandaises estiment qu’il ne s’agit pas d’une cyberattaque. Comme l’explique Reuters, le pays se relève tout juste et considère qu’il a pris une vraie leçon sur sa dépendance à l’égard des nouvelles technologies.

Une panne de près de 4h

Après que des banques néerlandaises aient été ciblées par des hackers l’année dernière, c’est au tour des services de télécommunications du pays de flancher. La semaine démarrait comme toutes les autres, hier aux Pays-Bas, pourtant la ligne permettant de joindre les différents services de secours a été frappée par une panne pendant plusieurs heures. Les numéros d’urgence équivalents à nos 15 (SAMU), 17 (Police) ou encore 18 (Pompiers), se sont arrêtés de fonctionner pendant au moins 4 heures consécutives.

C’est sur le réseau de Royal KPN que la panne s’est déclarée. Ensuite, elle s’est étendue sur les lignes fixes et même sur les lignes mobiles. Pour le moment, la cause de l’événement n’a toujours pas été identifiée. Cependant, les autorités du pays excluent qu’une cyberattaque ait pu se produire sur leur territoire. Vers 15h45, le réseau s’est tout simplement éteint. Il n’est revenu qu’aux alentours de 20h.

Preuve de notre dépendance aux systèmes informatiques

Le premier réflexe : les réseaux sociaux. En effet, les services d’urgence du pays se sont précipités sur Facebook pour prévenir la population et éviter un mouvement de panique géant. En cas d’urgence, les néerlandais étaient priés de se rendre directement à l’hôpital ou même dans une caserne de pompiers pour pouvoir accéder aux soins le plus vite possible.

WhatsApp, Twitter et Facebook ont été les seuls canaux de communication pendant plusieurs heures. La police s’est notamment servi de la messagerie instantanée WhatsApp pour répondre à la population. Cette panne est la plus grande jamais enregistrée par les Pays-Bas. Avec ses 17 millions d’habitants, le pays n’était clairement pas prêt à vivre une telle situation. Heureusement, 98% des Néerlandais ont un accès à Internet depuis chez eux, ce qui leur a permis de se tenir informés des réparations.