Connaissez-vous cette plate-forme qui met en relation des entreprises ou des projets en cours de développement ayant besoin de sécuriser leurs réseaux informatiques avec des hackers éthiques, qui agissent pour le bien ? Il y a quelques jours, l’armée française annonçait qu’elle lançait un programme de Bug Bounty (prime à la faille) pour renforcer la sécurité des systèmes informatiques. Dans le même temps, la startup Yes We Hack vient tout juste d’annoncer avoir levé 4 millions d’euros pour se structurer et amorcer un développement d’envergure à l’international. Une somme levée auprès d’Open CNP, de programmes de corporate venture de CNP Assurances, et de Normandie Participations. 

Les menaces de cyberattaques se font de plus en plus nombreuses et il est rare qu’il se passe une semaine sans que nous n’entendions parler d’une faille de sécurité dans les systèmes informatiques de telle ou telle entreprise. Très récemment, par exemple, une faille informatique aurait pu permettre à des hackers de prendre le contrôle des trottinettes M365 du chinois Xiaomi. En 2019, les hackers éthiques deviennent indispensables aux grandes entreprises.

La startup Yes We Hack, fondée en 2013, prétend travailler avec près de 7 000 hackers éthiques répartis dans 120 pays du monde sur sa plate-forme. Une solution idéale pour les entreprises qui n’ont pas pris le temps de structurer leur sécurité en interne ou qui ne souhaitent pas le faire. Des entreprises célèbres usent des services de la startup : Dailymotion, Orange ou encore OVH, font partie des clients de Yes We Hack. 

Guillaume Vassault-Houlière, CEO, explique que «Yes We Hack mobilise l’intelligence collective pour pallier la pénurie croissante de compétences en cybersécurité- l’un des défis majeurs des prochaines décennies ». Cette levée de fonds doit permettre au français de renforcer son développement à l’international, notamment en Europe et en Asie.