Cybersécurité

Amazon et Super Micro partent en croisade contre Bloomberg et ses puces espionnes

Selon eux, Tim Cook, le PDG d’Apple, a raison : aucune micropuce malveillante n’a été installée sur leurs serveurs informatiques.

Amazon et Super Micro, un important fabricant de serveurs, demandent la rétractation de Bloomberg suite à la publication d’un rapport les mettant en cause. En effet, celui-ci relaterait la présence de puces espionnes dont l’activité pourrait compromettre les réseaux informatiques d’au moins 30 firmes. Les serveurs utilisés par Amazon et Apple seraient directement concernés…

Pour quelles raisons Amazon et Super Micro ont-ils décidé de suivre Apple dans son action contre Bloomberg ?

Durant une interview pour BuzzFeed News, Tim Cook a une nouvelle fois demandé à Bloomberg de corriger le tir. Selon le PDG d’Apple, il n’existe aucune preuve de l’existence de puces espionnes chinoises comme cela a été indiqué dans un rapport rendu public par le célèbre média américain. La firme à la pomme n’est pas la seule à être pointée du doigt, Amazon et Super Micro sont également au cœur de ce que l’on appelle désormais le « Big Hack ».

Une stratégie de communication a donc été mise en place pour se ranger du côté d’Apple. Tout d’abord, Andy Jassy, ​​le responsable des services Web chez Amazon, a indiqué dans un tweet que Tim Cook avait raison. De son point de vue, les faits rapportés par Bloomberg, dans son rapport seraient totalement infondés. Ensuite, c’est Charles Liang, le PDG de Super Micro, qui a publiquement demandé à Bloomberg d’agir de manière responsable en retirant ses dernières accusations.

Comme Amazon et Super Micro, plusieurs experts en cybersécurité ont affirmé ne pas avoir été convaincus par les preuves mises en avant dans le dossier. En premier lieu parce que le document ne cite que 17 sources anonymes. En second lieu, parce qu’aucun matériel compromis n’a été découvert au cours des semaines, qui ont suivi sa publication. Enfin, des responsables du département de la Sécurité intérieure, de la National Security Agency (NSA) se seraient également manifestés en ce sens.

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