La Norvège a accepté d’investir environ 10 millions d’euros afin d’agrandir le bunker de l’apocalypse, un bâtiment chargé de protéger les graines qui s’y trouvent en cas d’apocalypse.

Créé en 2006, le bâtiment en question se situe sur l’île du Svalbard, entre la Norvège et le pôle Nord. En grande partie enterré au pied d’une montagne, il a été conçu et installé dans ce lieu afin de résister aux changements climatiques (montée des eaux ou hausse des températures extérieures par exemple). Quelques années après, la société de préservation et d’archivage du nom de Piql s’est focalisée sur la construction d’un deuxième bunker : l’Artic World Archive. Concernant ce deuxième bâtiment, il a lui aussi pour objectif de protéger des éléments de toutes les intempéries extérieures. Néanmoins, il ne s’agit pas là de semences, mais de données… numériques. Pour stocker ces dernières, elles sont préservées sur un film photosensible ultra résistant. Mais retournons au premier bunker, en charge des semences.

Le but principal est de protéger des quantités gigantesques de semences de tout type de catastrophes : naturelle, nucléaire… Dans ce cas, des gouvernements pourraient demander un accès au coffre-fort afin de relancer leur agriculture. Actuellement, c’est l’organisme à but non lucratif La Crop Trust qui est à l’origine de la réserve et surtout, qui en à sa charge.

bunker de l'apocalypse

Pour améliorer le bâtiment, la Norvège a décidé d’investir 100 millions de couronnes norvégiennes, l’équivalent de 10 millions d’euros, pour perfectionner son bunker. De fait, une partie des fonds serviront à construire un nouveau tunnel d’accès en béton ainsi qu’un bâtiment de service. Concernant ce dernier, il permettra de stocker « des batteries d’urgence et des unités de réfrigération, et d’autres équipements électriques qui émettent de la chaleur par le tunnel », selon le communiqué du gouvernement.

Actuellement, les chercheurs ont déjà exploité les semences une fois afin de répondre à une requête de la Syrie, dont les semences et la banque végétale ont été très largement endommagées durant la guerre civile. Après que les graines issues du bunker aient été cultivées dans le pays, de nouvelles ont été reconstituées à la réserve.

Au total, la capacité de stockage du bâtiment est de 4,5 millions de variétés de cultures. Presque tous les pays du monde ont participé à fournir les 890 000 échantillons de graines actuellement stockées.

Source : The Verge