D’une durée de 7 minutes, la vidéo Slaughterbots met en scène le créateur des drones tueurs en train de présenter une keynote de lancement branchée. Puis, la suite laisse voir un futur incontrôlable et glaçant.

En aout déjà, plusieurs entrepreneurs chargés de faire évoluer l’intelligence artificielle et la robotique alertaient l’ONU dans une lettre ouverte portant sur les armes autonomes. S’il ne fallait mentionner qu’un seul des signataires, cela serait certainement l’entrepreneur américain et patron de quelques entreprises, Elon Musk. Ce dernier a largement exprimé ses inquiétudes quant au futur de l’intelligence artificielle, qui doit selon lui être régulée pour ne pas être amené à régner comme une « menace existentielle ». Il n’a d’ailleurs pas l’air d’être le seul inquiet car de nombreux entrepreneurs ont aussi signé cette missive envoyée directement à l’ONU. Dans celles-ci, les signataires appellent l’organisation à se méfier des armes autonomes mortelles, ou robots tueurs, qui pourraient contribuer à ce qui serait une troisième guerre mondiale. Les entrepreneurs ont aussi précisé qu’ils souhaitaient qu’une commission d’experts soit réuni pour discuter de ce débat qui aurait du avoir lieu en 2016, mais qui ne s’est finalement pas tenu… Le sujet a été relancé dans une vidéo dont le contenu imagine ce que pourrait être les drones tueurs de demain. Et surtout, ce que donnerait leur applications concrètes.

La vidéo dure plus de 7 minutes pendant lesquels on se croirait devant un condensé de ce que Black Mirror peut imaginer de pire. Un homme en costume présente une nouvelle technologie face à une foule invisible : un drone volant qui tient dans la paume de sa main. Particularité : il est entièrement autonome, équipé de la reconnaissance faciale et de… 3 grammes d’explosif. Et l’homme en costume continue sa keynote en expliquant que grâce à ses minis drones, les bad guys seront éliminés par une technologie entièrement autonome. Belle mention à la fameuse devise officieuse (qui d’ailleurs, divise) de la NRA : « Ce ne sont pas les armes qui tuent mais les hommes » qui est reprise pour devenir « les hommes ne tuent pas ». Après tout, ce sont maintenant les armes elles-mêmes qui prennent les décisions. Bien sûr, les conséquences nauséabondes ne tardent pas apparaître : attaque du sénat, tuerie dans une université… Sans que personne ne puisse désigner l’auteur des attaques puisqu’il n’y en a plus vraiment.

Retour à la réalité après un fondu noir : Stuart Russel, professeur de sciences à Berkley, s’exprime sur le fait que cette fiction pourrait devenir réalité beaucoup plus rapidement que prévu.

Les ressources pour mettre en service ce genre de drones sont déjà à portée de main.

Source : Presse-Citron