En février dernier, Cision avait déjà réuni pour la première fois avec le Press Club de France des journalistes et des attachés de presse. L’objectif ? Réunir ces deux métiers aux missions de nature différente afin de stopper les divergences qui semblent s’accroître. Ce qui fallait retenir de ce premier groupe de réflexion peut être comme ceci.

Rappel du premier groupe de réflexion

Les médias vont mal :
Les médias ne sont pas en très grande forme. D’un côté les journalistes voient leur côte de popularité tomber en chute libre depuis plusieurs années. Le public, quant à lui, consomme l’information différemment. Cette même information est non valorisée aujourd’hui, et donc difficile à monnayer. Le chiffre d’affaires des médias est en pleine crise. Les plans sociaux et la baisse des effectifs dans les rédactions se multiplient. Le métier est surtout représenté par des pigistes et de moins en moins de carte de presse.

Quelles conséquences ?
Les journalistes sont surchargés et doivent devenir multitâches. Ce qui entraine une déperdition de leur qualité de leurs travaux. Ils sont parfois chargés de faire du « native advertising » ou encore du « branded content ». Ce qui va à l’encontre de leur métier.
Une de leur priorité est la « viralité » de leurs articles par rapport à la qualité. C’est pourquoi certains sujets comme « le vol de Kim Kardashian » sont priorisés par d’autres beaucoup plus urgent et nécessitant une information. Du côté des médias, on parle à présent d’influence…

L’impact du marketing dans les relations presse :
En ce qui concerne les relations presse, il existe à présent une collusion entre ce dernier et le marketing. Les objectifs de moyens et de performances sont apparus, ce qui équivaut aux objectifs publicitaires classiques. Le besoin de « long terme » du métier d’attaché de presse se retrouve mélangé au « court terme », faussant sa stratégie. Même certaines agences de relations presse se transforment en agences d’achat d’espaces pub. Ou inversement.
Un enjeu pédagogique doit avoir lieu avec les clients. Lui faire comprendre l’inutilité du mass mailing, que l’impact de plus petits médias spécialisés auront davantage de résultats que les grands médias comme Le Monde. Que le Web est tout aussi valorisant que le Print…

L’impact de la technologie
Les améliorations technologiques ont permis de rapprocher les besoins des journalistes avec les envois d’information des attachés de presse, à travers la data (analyse sémantique). C’est le cas de l’outil de Cision.
Le « sur-mesure » doit revenir une bonne pratique de communication. Le travail de ciblage amélioré : pertinence plutôt que quantité.
Utiliser la technologie pour libérer du temps au deux métiers afin de valoriser leur travail : relationnel et terrain. Qu’une machine ne peut faire.

Les principaux thèmes abordés pendant le second groupe de réflexion

La seconde réunion de réflexions sur l’avenir des relations presse est toujours en phase de « digestion » qui prendra la forme d’un livre blanc. Ce dernier sera disponible en automne. Vous pouvez vous inscrire à l’email de rappel qui vous sera envoyé lorsqu’il sera sorti.
En attendant, voici les principaux thèmes abordés :

La data. Comment se servir et organiser les nombreuses données à disposition pour relier journalistes et attachés de presse. De surcroît, comment améliorer les logiciels de relations presse existants ?

Quels sont les contenus susceptibles d’intéresser les journalistes aujourd’hui avec cette notion « d’infobésité » ? Le multimédia est-il la solution : vidéos, infographies, communiqué de presse, kit média…). À cela s’ajoute la question de savoir s’il faut envoyer des contenus prêt à l’emploi ou donner la possibilité au journaliste de le retravailler ?

Enfin quelle est la valeur ajoutée des attaché(e)s des presse dans l’ère, décrite plus haut, d’infobésité et du temps réel ?
Ci-dessous, l’interview du journaliste Robert Kassous réalisée pendant ce deuxième groupe de réflexion :