A t-on affaire à un passage de témoin ? L’emblématique marque américaine Ford, pionnière dans la production de masse et le développement d’entreprise, qui a donné son nom à un modèle de productivité, voit aujourd’hui Tesla avec ses idées novatrices autant en terme de production comme avec la construction de la Gigafactory que d’idéal, lui passer devant.

En effet, le constructeur automobiles fondé par Elon Musk culmine à 47,46 milliards de dollars de capitalisation boursière contre 44,89 milliards pour son aînée de 123 ans. Ah la fougue de la jeunesse ! Cela s’explique par la hausse de la production et livraison des Tesla au cours du premier trimestre de l’année à une cadence dépassant toutes les attentes des analystes. Tandis que Ford fait face à une chute de ses ventes aux USA de 7% et a dû rappeler ces dernières années certains de ses modèles contenants des défaillances comme la camionnette F-150, la Kuga, ou la C-Max.

Les actions Tesla ont régulièrement augmenté depuis les dernières semaines de l’année 2016 et émargeaient à 291,54 dollars l’action contre 181 pour Ford en Décembre 2016. Mais ce chiffre bien que flatteur n’illustre qu’une certaine la réalité.

Pour filer la métaphore automobile, Tesla n’est pour l’instant qu’une belle carrosserie qui n’en a pas encore assez sous le capot. Se fier uniquement à la valeur de l’action du constructeur serait faire l’impasse sur sa situation actuelle qui est celle d’un fabricant fortement endetté qui n’a livré que 76 000 véhicules l’année dernière. Le géant américain Ford a lui, certes, affaire à plusieurs problèmes de rapatriement de voitures mais combien de millions de modèles vend-elle dans le monde ?

Le succès de Tesla tient donc à sa promesse de révolution du marché automobile qui a toutes les (bonnes) raisons d’attirer les investisseurs, mais pour l’instant il s’agit plus d’un concept-car prometteur contre un 4×4 à la bonne tenue de route.

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