Un catalogue, un flyer, une affiche : la publicité utilise autant de médias à forte consommation énergétique évidente. Pour pallier à cela, en 2014, de plus en plus d’entreprises choisissent de dématérialiser leurs campagnes en passant par des médias digitaux. Mais Internet est-il bon élève ou cancre de l’écologie ?

Oui, Internet a permis de réduire les déplacements et les appels téléphoniques. Oui, Internet a favorisé la réduction de l’utilisation du papier. Mais ce n’est pas pour autant que le média est 100% écologique. En effet, notre joujou quotidien favori est responsable de 2 à 3% des émissions de dioxyde de carbone dans le monde. Dans un rapport publié en avril 2014, Greenpeace a listé l’impact des géants du web sur l’environnement.

Windows

D’où vient cette nuisance ?

La pollution d’Internet vient avant tout de l’électricité consommée par l’activité du ou des serveurs. Et en toute logique, plus un site a un trafic important, plus il consomme. Par exemple, quand vous faites une recherche sur un moteur dédié, le chargement de toutes les réponses demande un effort énergétique impressionnant : 7 gr de CO2, c’est-à-dire autant que ce que consomme une ampoule économique (60 W) en une heure !

Autre responsable de la pollution : le papier qui persiste ! Encore trop de personnes impriment leurs mails et beaucoup ne font pas d’impressions recto verso.

Attention ! Même si vous n’envoyez plus de lettres postales, sachez que les mails sont gourmands en énergie. Selon l’ADEME, envoyer un mail revient à émettre 19 grammes de dioxyde de carbone. Et quand vous envoyez une pièce jointe relativement lourde, la consommation en énergie augmente considérablement (surtout à plus d’1 Mo).

Quels remèdes à cela ?

Au niveau de l’entreprise, il y a énormément de choses à faire, que ce soit au niveau de la conception du site web ou au niveau de l’éducation des collaborateurs.

Effectivement, un site Internet peut être davantage responsable dès sa conception : plus vous réduisez les animations, plus le chargement est rapide et donc moins consommateur d’énergies. Vous pouvez aussi alimenter vos serveurs avec des énergies renouvelables ou faire appel à un hébergeur qui utilise des sources alternatives d’énergie comme Green Web Host. Comme Spotify, vous pouvez choisir un fond de page complètement noir pour réduire la luminosité de votre site ou application. Il existe un Google parallèle conçu en noir pour économiser de l’énergie.

Concernant l’utilisation d’Internet par vos collaborateurs, vous pouvez leur expliquer que des navigateurs légers existent pour limiter leur consommation énergétique. Pour la recherche, créer des favoris évite de lancer une montagne de requêtes sur les moteurs de recherche. Ils peuvent aussi diminuer leur impact en ne multipliant pas les destinataires de leurs mails et en évitant les pièces jointes trop volumineuses.

Si vous souhaitez vous informer davantage sur le sujet, vous trouverez ici le rapport de l’ADEME sur les analyses de cycle de vie des technologies.

Et en attendant, n’imprimez pas cet article… !