Ce vendredi 30 juillet, Xavier Niel a annoncé vouloir lancer une OPA sur Iliad (pdf), afin de rendre Free indépendant des marchés boursiers. Il possède actuellement 72% de la société, ce qui lui laisse 28% à obtenir via une offre publique d'achat simplifiée (OPA). Celle-ci se fera via l’entreprise HOLDCO, propriété à 70% de Xavier Niel. C’est une véritable surprise qui reste tout de même logique au vu du rachat progressif de Xavier Niel du groupe iliad.

L’objectif premier de cette OPA est de devenir indépendant pour ne plus avoir la pression des marchés. Xavier Niel aura ainsi les mains libres pour appiquer la stratégie qu’il souhaite pour Free. « J’ai fondé iliad en 1999 et je suis très fier du parcours du Groupe et de la valeur créée pour tous les actionnaires. Désormais, la nouvelle phase de développement d’iliad exige des transformations rapides et des investissements significatifs qui seront plus aisément menés à bien en tant que société non cotée. Notre ambition pour iliad nous pousse à accélérer son développement pour en faire un leader des télécommunications en Europe » détaille Xavier Niel dans un communiqué de presse.

Les petits actionnaires actuellement placés sur la valeur ne seront pas perdants. Le groupe rachètera les titres à 182 euros, soit une hausse de 61% par rapport à la clôture du 29 juillet. Il sera alors possible d’accepter ou non cette offre, se séparant ainsi de ses actions.

Pour le patron de Free, le marché boursier ne valorise pas assez iliad, malgré une belle reprise. Pour exemple : la valeur de l’action est en baisse de 35% depuis le début de l’année 2021, alors que la société parvient de nouveau à créer de la croissance. Rien n’y fait, la seule solution pour Xavier Niel est de s’émanciper de la bourse pour reprendre le contrôle de sa société.

Xavier Niel n’est pourtant pas le premier à vouloir se détacher des marchés boursiers pour retrouver une indépendance décisionnelle. Patrick Drahi, patron d’Altice Europe a lui aussi fait une OPA en novembre 2020, pour les mêmes raisons. Le marché des télécoms sera ainsi moins poussé vers le bénéfice, nécessaire pour satisfaire les actionnaires, mais plus sur la satisfaction client.