Facebook vient de supprimer des centaines de comptes qui propageaient des informations fallacieuses sur sa plateforme. Ces pages, parfois illustrées par de faux visages générés par une IA, diffusaient notamment du contenu pro-Trump et conservateur.

Fake news, encore et toujours

C’est avec les élections américaines de 2016 que le monde s’est rendu compte de l’immense impact que peuvent avoir les fake news sur l’opinion publique. Après plusieurs scandales, dont celui de Cambridge Analytica, les réseaux sociaux ont largement été pointés du doigt pour leur inaction face à ce tel phénomène. Depuis, ces plateformes tentent d’endiguer le problème qui est particulièrement compliqué, tant il peut se présenter sous différentes formes.

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Facebook vient ainsi d’annoncer avoir supprimé 610 comptes, 89 pages, 156 groupes et 72 comptes Instagram. Selon le réseau social, ces derniers ont “violé à plusieurs reprises nos politiques, y compris celles comportements coordonnés inauthentiques, le spam et les fausses déclarations, pour n’en citer que quelques-unes”.

Du contenu conservateur et pro-Trump

Ces comptes venaient principalement du Vietnam et des États-Unis, où ils opéraient en plus de pays hispanophones et sinophones. Au total, 55 millions de comptes suivaient une ou plusieurs de ces pages. Certains mettaient notamment en avant de faux visages générés par une intelligence artificielle, une illustration de plus du danger que peuvent représenter les deepfakes.

“Les administrateurs des pages et possesseurs des comptes postaient principalement des mèmes et autres contenus sur l’actualité politique américaine, notamment la destitution de Trump, l’idéologie conservatrice, les candidats à l’élection, le commerce, les valeurs familiales et la liberté de religion”, explique Facebook dans son communiqué.

Par ailleurs, le réseau social a supprimé 39 comptes, 344 pages, 13 groupes et 22 comptes Instagram en Géorgie. Le contenu qu’ils diffusaient s’intéressait à la politique locale, et ils prétendaient être des médias, des partis politiques ou encore des groupes activistes.

Un problème très complexe

Cette vaste opération a eu lieu après que NBC News et le média de fact-checking Snopes aient mis en évidence l’existence d’une entité douteuse nommée The Beauty of Life, qui était intimement liée à The Epoch Times. Fondé par un mouvement spirituel, ce média est devenu un véritable outil de propagation de fausses informations. Cet été, Facebook lui a d’ailleurs interdit d’acheter des publicités sur la plateforme. La majorité des contenus partagés par les comptes récemment supprimés par Facebook étaient liés à The Beauty of Life…

Le géant de la tech a affirmé l’avoir écarté du réseau social, et “continue d’enquêter sur tous les réseaux qui y sont liés afin de prendre les mesures appropriées”. Tout cela reflète une fois de plus la complexité du fléau des fake news, mais montre également que les plateformes sont mieux armées pour y faire face.