Après Tel-Aviv, un coeur humain imprimé en 3D aux États-Unis
Science

Après Tel-Aviv, un coeur humain imprimé en 3D aux États-Unis

La compagnie de biotechnologie BIOLIFE4D a annoncé aujourd’hui avoir réussi à créer un micro-coeur humain, grâce à la technologie de bio-impression 3D

La compagnie de biotechnologie BIOLIFE4D située à Chicago a annoncé ce matin avoir réussi à recréer un micro-coeur humain, confectionné à partir d’un système de bio-impression 3D. Un tournant dans la création d’organes artificiels viables et destinés à la transplantation, selon l’équipe à l’origine du projet.

Une avancée médicale prometteuse

L’organe, hormis sa taille, dispose d’une structure qui présente tout un ensemble de similitudes avec un coeur normal. Le coeur imprimé est composé de cellules extraites du muscle cardiaque d’un patient, les cardiomyocytes, et de matières bioink, substances à base de cellules vivantes utilisées pour l’impression 3D, capables d’imiter la matrice extracellulaire pour favoriser l’adhésion aux tissus.

L’équipe de Chicago n’est pas la première à réussir cet exploit. En avril dernier c’est un groupe de scientifiques de Tel-Aviv qui imprimait un coeur d’environ 2 cm en 3D. Mais ni les uns ni les autres n’ont encore réussi à répliquer toutes les fonctionnalités du myocarde humain. Il va falloir passer par d’autres étapes pour être un jour en mesure de le transplanter.

Néanmoins, la particularité de ce coeur miniature réside, selon ses créateurs, dans la reproduction de quatre chambres internes et de certaines valves propres à une partie de la structure du myorcarde. À défaut de pouvoir répliquer l’ensemble des caractéristiques d’un coeur de taille normale, ce petit prototype devrait pouvoir être utilisé comme un outil viable pour tester la cardiotoxicité de certains médicaments.

Devant une course évidente entre scientifiques pour devenir les premiers à créer une réplique du coeur parfait et transplantable, on ne peut qu’espérer les voir aboutir. Ces avancées technologiques laissent escompter qu’on puisse un jour ne plus être dépendant des dons d’organes, qui ne suffisent malheureusement pas à combler les besoins des personnes souffrantes.

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