Grignoter c’est bon pour la santé ! L'avènement des formats courts ?
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Grignoter c’est bon pour la santé ! L’avènement des formats courts ?

Par Matthieu Thomas, co-fondateur de Seekoya

Avez-vous déjà compté le temps que vous passez à grignoter de l’information par-ci par-là dans une journée ? Dans une semaine ? Le problème avec cela, c’est qu’en allant toujours plus vite et en faisant toujours plus court, la véracité de l’information est souvent remise en cause. D’ailleurs, les Fake News, on en parle ? Elles existent pour 2 raisons : les gens qui les diffusent, ceux qui ne lisent que le titre de l’article et ne cherche pas plus loin que ce qu’ils lisent en 3 secondes top chrono.

Le monde de la formation et de l’éducation dispose aujourd’hui de bien plus de méthodes et d’outils que jamais auparavant. Le digital learning (trop souvent résumé par l’E-Learning… ) est d’ailleurs en partie bien responsable de cette diversité. S’y retrouver n’est pas une mince affaire et le rôle des organismes de formations, des formateurs, des éducateurs et des professeurs est important. L’avantage ? Proposer des outils et formats adaptés à sa cible d’apprenants et au sujet (B2B ou B2C) est tout à fait possible.

Les générations se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours (souvent)

Oui, les formats courts permettent aujourd’hui de répondre à cette habitude que l’on a prise : celle de grignoter l’information. Chacun d’entre nous devrait ainsi pouvoir apprendre, réviser et rester opérationnel quand bon lui semble, facilement et rapidement. Le micro-learning c’est comme le grignotage, ça ouvre l’appétit.

Le micro-learning est par définition une solution de formation courte, demandant quelques minutes à un apprenant pour découvrir, réviser ou pratiquer un sujet. La durée ? Chez Seekoya nous considérons une micro-formation dès lors qu’elle dure entre 3 et 5 minutes.

Pour une fois que l’on peut parler de grignotage autorisé, profitons-en !

Il y en a donc pour tous les goûts, toutes les formes et toutes les couleurs : textes, vidéos, photos, GIF animés, audios. La multiplicité des formats est un avantage non négligeable à utiliser. Le monde de l’éducation l’a bien compris, il est génial pour un élève ou étudiant de réviser son brevet, son baccalauréat, ou ses partiels de manière courte, rapide, synthétique et ludique ! Et surtout sous diverses formes : des vidéos courtes et synthétiques lui montrant comment utiliser un microscope, des quiz pour progresser et tester ses connaissances en référencement naturel, de l’audio pour susciter la curiosité et reconnaître les variétés d’oiseaux, des images pour illustrer une formule chimique, un schéma, un lieu historique à connaître… Et bien sûr du texte pour expliquer et ancrer les notions et mots forts.

Il ne reste plus qu’à jouer de ces formats pour les rendre adaptés aux codes du micro-learning. Et la clé réside dans des facteurs bien précis :
– Le contenu proposé,
– L’expérience utilisateur,
– Le support (mobile, web, visuel, audio),
– La répétition et la pratique.

Les plateformes et applications mobiles ou web de micro-learning doivent ainsi permettre aux créateurs de contenus courts de mettre toutes ces clés entre leurs mains. Car la réussite des apprenants reste primordiale, quel qu’en soit le ou les formats utilisés.

Micro-learning oui. Micro-création non

Créer une expérience de formation courte et engageante nécessite du temps et des compétences. Croire que 3 minutes suffisent pour créer un cours y compris sur un sujet simple n’est tout simplement pas possible. En réalité il faut bien plus que du temps. Il faut disposer des connaissances, du contenu, des ressources éventuelles et être capable de synthétiser et parfois de gamifier le tout pour apporter du ludique ou des challenges permettant d’aiguiser l’esprit de compétition de chacun.

Qu’il s’agisse de vos collaborateurs, de vos étudiants ou stagiaires, il faut prendre soin d’eux.

Adapter le contenu à la demande c’est possible. Et le digital le permet alors profitons-en. Nul besoin d’aller chercher loin, notamment du côté des IA (intelligences artificielles), du machine learning ou de l’automation learning. Le “simple” fait de bien connaître et écouter ses utilisateurs doit permettre d’adapter le contenu en conséquence. Et le micro-learning permet cela. Rien n’empêche de créer des modules de contenus adaptés à chaque niveau ou type d’utilisateur. Et justement de prévoir une progression permettant à chacun d’avancer à son rythme et d’avoir envie de revenir par lui même pour progresser.

Il y a quelques années Google, avec l’application mobile Primer, a permis de rendre le micro-learning accessible à tous. On s’est alors rendu compte que ce format était adapté au grignotage d’information réalisé chaque jour sur internet.

Avouez, vous aussi parfois vous ne faites que lire le titre d’un article. La faute au scroll down (fait de scroller vers le bas facilement et rapidement, sur mobile comme sur ordinateur).

Quoi qu’il en soit, le micro-learning a encore de beaux jours devant lui. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquels nous prescrivons parfois à nos clients l’ordonnance suivante :
Entre 4 et 6 modules de contenus courts par mois nécessitant 3 à 5 minutes chacun, minimum 1 test de grignotage par module (1 quiz par module), contextualiser les modules de la semaine avec des débats et échanges entre collègues.
Compléter avec de la pratique réelle.

Le must : jouer la carte du blended learning en intégrant le micro-learning dans des formations présentielles.

Nous en sommes convaincus, vous l’avez compris. Ce grignotage comme nous aimons l’appeler, par définition, ne constitue pas une alimentation complète. Intégrer ce mode de formation auprès de services RH, à disposition de managers, des équipes communication, est donc parfaitement utile pour les collaborateurs de toutes tailles d’entreprises. Les organismes et services de formation verront là une solution de plus dans l’écosystème du digital learning, leur permettant de diffuser sous un nouvel angle leurs formations.

Si vous souhaitez en parler, nous avons notre propre plateforme web et son application mobile de micro-learning : Seekoya’Cards. Ainsi, que vous soyez au bureau sur un ordinateur, chez vous sur votre smartphone ou en déplacement avec votre tablette, vous pouvez aisément consulter vos modules de formation.
La particularité de notre solution : il s’agit d’une plateforme auteur. Vous êtes ainsi libre de créer vos propres modules de micro-learning ou nous demander de vous accompagner ou fournir des sujets spécifiques liés à votre domaine d’activité. Notre solution est le fruit de constats et de demandes clients. Résultat d’un financement participatif démontrant que la demande d’utilisation et d’intégration dans des parcours de formations blended learning existe bel et bien, et que le grignotage d’information a encore de beaux jours devant lui si on en prend soin.

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