Londres supprime la licence d'Uber
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Londres supprime la licence d’Uber

En août, Uber annonçait avoir trouvé son prochain CEO : Dara Khosrowshahi (ex Expédia). L’arrivée de Khosrowshahi avait alors signé la fin du règne d’un ancien CEO, Travis Kalanick, un patron plus connu pour ses nombreuses frasques qu’autre chose. Finalement, les accusations portant sur son sexisme et son mépris des chauffeurs auront eu raison de lui. Seulement, ce nouvel arrivant chez Uber va devoir se confronter à de nombreux défis, dont le dernier en date.

Le 22 septembre, TFL a annoncé qu’elle ne reconduirait pas la licence d’Uber à Londres.

Communiqué de TFL Londres

Alors qu’Uber avait le doit d’opérer à Londres depuis 5 ans, l’autorité des transports a notifié dans un communiqué que cela ne serait plus le cas dès la fin du mois. En cause, le manque de rigueur quand à la vérification du casier judiciaire des chauffeurs et le manque de réactivité de dénonciation des crimes (dont les chauffeurs seraient témoins). TFL précise dans le communiqué que « l’approche et la conduite d’Uber ont démontré un manque de responsabilité en lien avec plusieurs problèmes, avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public ». De son coté, le maire de Londres, Sadiq Khan, a précisé dans un autre communiqué qu’il assurait « un soutien total » à TFL. Selon lui, si la société de VTC est une menace pour les citadins, il ferait une erreur en acceptant l’entreprise dans la ville.

Selon la BBC, Londres est le principal marché du Royaume-Uni avec 3,5 millions de passagers au compteur cette année. Un nombre qui explique qu’Uber conteste la décision de l’autorité des transports de la ville. Dans un communiqué, le chef de la société à Londres Tom Elvidge précise que « Si cette décision est maintenue, plus de 40 000 conducteurs seront au chômage et les Londoniens seront privés d’un moyen de transport pratique et abordable ».

Le groupe a 21 jours pour faire appel de la décision de TFL, ce qui déclenchera certainement le début d’une guerre judiciaire qui pourrait durer des années. Avec un bénéfice de 2 millions d’euros net à Londres en 2015, pas étonnant que la compagnie ne veuille pas se laisser faire.

Source : TechCrunch

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