Le chiffre a été dévoilé par Sundar Pichai lui-même, lors de la conférence Cloud Next 2026. Trois quarts du nouveau code chez Google sort désormais des modèles Gemini, sous la supervision d’ingénieurs humains. Il y a un an, c’était la moitié. La progression est assez conséquente.

Le développeur ne code plus, mais il dirige

Ce 75 % ne veut pas dire que les ingénieurs regardent passer les trains. Cela veut dire qu’ils ont changé de métier sans changer de titre. Avant, un développeur passait sa journée à écrire de la syntaxe, du code de base, des fonctions répétitives. Maintenant, il pilote ce que Google appelle des workflows agentiques. Ce sont des équipes virtuelles d’agents IA qui produisent, testent et itèrent sous la direction d’un seul humain.

Son équipe a voulu créer l’application Gemini pour macOS. Via une plateforme interne appelée Antigravity, l’équipe a fait tourner un prototype natif macOS écrit en Swift en l’espace de quelques jours ur un langage qui n’est même pas celui de Google. Il y a également eu une migration de code complexe bouclée six fois plus vite qu’avec un processus classique.

Une solution efficace pour les seniors

Un ingénieur expérimenté gagne un temps considérable. Il sait quoi demander à l’IA, il repère les erreurs, il garde la vision d’ensemble.

Pour un développeur qui débute, c’est différent, car n’oublions pas que les réponses sont parfois fausses. Les tâches qui servaient historiquement d’apprentissage (écrire du boilerplate, corriger des bugs simples, comprendre une base de code en la parcourant ligne par ligne) sont précisément celles que l’IA avale en premier.

Le chemin pour devenir senior vient de perdre ses marches intermédiaires et personne ne sait encore comment les remplacer.

Google n’est pas seul, mais il va le plus vite

Microsoft a reconnu dès 2025 que GitHub Copilot prenait en charge entre un cinquième et un tiers du code sur certains chantiers, son directeur technique vise les 95 % à horizon cinq ans.

  • Meta impose à 65 % de ses ingénieurs dans certaines divisions de produire au moins les trois quarts de leur code via l’IA en 2026.
  • Snap annonce 65 % de code assisté.

Il y a eu 40 % de croissance des utilisateurs payants de Gemini Enterprise entre le dernier trimestre 2025 et le premier de 2026. Google ne se contente pas d’utiliser ses propres outils en interne. Il les vend et cela semble fonctionner.

Reste la question que tout le monde esquive, car quand 75 % deviennent 90 % puis 95 %, que reste-t-il exactement dans la fiche de poste d’un développeur ? Google estime que c’est un chef d’orchestre.