Vincent Glad, Author at Siècle Digital

Vincent Glad

Apple est cerné de toutes parts, entre la censure chinoise d’un côté et le bad buzz occidental de l’autre. Dans un mail interne qui a fuité, Tim Cook, le patron de la marque à la pomme, offre un numéro d’équilibriste tentant de convaincre ses employés qu’Apple a eu raison de bannir de son App Store HKmap.live, une application de cartographie utilisée par les manifestants hongkongais pour éviter les forces de police. Le mail de Tim Cook a été publié sur Pastebin par l’équipe de HKmap.live, à la suite d’une fuite chez Apple. « Ces décisions ne sont jamais faciles à prendre », écrit le CEO d’Apple. « Il est encore plus difficile de parler de ces sujets dans un contexte de débat public enflammé. » « Ce n’est un secret pour personne que la technologie peut être utilisée pour le meilleur ou pour le pire. Cette affaire en est l’illustration.…

La rumeur de l’arrivée imminente des deepfakes bruisse dans la presse depuis plusieurs mois mais la menace peine toujours à se matérialiser. Où sont ces fameux deepfakes ? Sont-ils si faciles à réaliser ? À partir de quand doit-on vraiment paniquer ? Deeptrace, une start-up d’Amsterdam, a réalisé le premier audit sur la question pour mesurer l’ampleur actuelle du phénomène et savoir quels sont les outils disponibles en libre accès sur Internet pour réaliser de fausses vidéos. Premier enseignement : la masse de deepfakes s’accroît sensiblement. En sept mois, le nombre de vidéos contrefaites a presque doublé, pour atteindre le nombre (très précis) de 14 678, selon la start-up amstellodamoise. Alors que le risque de fausses vidéos utilisées à des fins électorales suscite un fort intérêt médiatique, cela reste à l’état actuel une menace fantôme. En réalité, 96% des deepfakes sont des vidéos… porno. Les quatre sites les plus fréquentés…

Démonétisé. La pire des sanctions pour tout créateur YouTube qui espère vivre de ses vidéos. Depuis plusieurs années, de nombreux utilisateurs alertent sur la démonétisation systématique de leurs vidéos sur les thématiques LGBT. Il y avait de forts soupçons, il manquait encore des preuves. C’est ce que vient de produire un collectif de YouTubeurs au prix d’une impressionnante enquête publiée sur la chaîne Nerd City. Pour percer à jour la boîte noire YouTube, Nerd City et ses amis ont testé plus de 15 000 titres de vidéos, pour voir quels mots et quelles associations de mots YouTube pénalisait. Les YouTubeurs ont dégagé une longue liste de mots qui ont tendance à pénaliser les vidéos, quand ils sont présents dans leur titre ou dans la description. On y trouve sans surprise tous les mots vulgaires et sexuels, divers mots sensibles (marijuana, télécharger…) mais aussi, plus gênant, les mots « gay », « lesbian », « gender »…