Stéphane Girardot, Author at Siècle Digital

Stéphane Girardot

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Consultant en transformation digitale, formateur, spécialiste des marchés financiers. Président fondateur d'Absilis. Mais aussi street photographer, habitué du Bassin d'Arcachon et défenseur de la gastronomie française.

Pour les FinTechs, le bilan 2016 présente deux aspects différents. D’une part, les chiffres illustrent un boom des créations de start-up, d’ouverture d’incubateurs et des sommes investies qui constituent des records. Mais d’autre part, on voit apparaître quelques signaux plus « quali » qui viennent nuancer ce bilan, en apparence flatteur. Cela n’a rien de paradoxal. Du moins si l’on accepte l’idée que l’écosystème évolue. Après quelques années marquées par un formidable élan d’enthousiasme on voit poindre les premiers signes d’une plus grande exigence. Les investisseurs se font plus sélectifs et l’avancée en âge des FinTechs aide à faire le tri entre celles possédant un réel potentiel et les bonnes idées qui ne reposent pas sur un business model solide. De plus, n’oublions pas qu’une jeune entreprise se doit d’effectuer quelques virages stratégiques avant de trouver son créneau. Pivoter est un exercice difficile. Tous se prétendent « agiles » mais…

Google vient d’annoncer la fin de son service de comparateur d’assurance Google Compare. Une des raisons évoquées c’est qu’il est très complexe de reconstituer avec précision le profil de risque d’un conducteur. Google, dont on connait la force de frappe et les capacités financières, a donc jeté le gant dans un domaine qu’il prétendait conquérir. Quelles leçons pouvons-nous en tirer ? Une telle décision mérite, tout d’abord, de saluer le pragmatisme américain. Nous autres français ne savons pas assez mettre fin à une diversification quand les résultats ne sont pas au rendez-vous. Mais au-delà de ce constat on peut évoquer trois raisons à cet échec. En premier lieu, la complexité. Proposer une chambre d’hôtel au prix le plus bas est relativement simple. Trouver quel E commerçant vend le moins cher tel ou tel produit informatique est également devenu monnaie courante sur le web. Mais dès que l’on cherche à entrer dans le cœur de…

On accorde à Maurice Levy, le patron de Publicis d’avoir été le premier à employer l’expression « Uberiser ». En professionnel de la publicité il doit apprécier l’explosion que connait depuis peu ce terme. Ce phénomène d’uberisation a pris tant d’ampleur qu’à parcourir l’actualité, on peut avoir l’impression séduisante que toute l’économie est menacée et qu’en très peu de temps des pans entiers de notre paysage économique vont s’écrouler. A effectuer un inventaire des avancées du numérique, de l’internet des objets aux Fintech, on peut également vite se convaincre de la toute-puissance de la technologie. Et très vite on se met à voir des Ubers dans tous les secteurs. A suivre cette logique on risque d’oublier au passage l’essentiel que nous nommerons ici Hubert. Hubert c’est pour nous le client type, c’est pour nous les tendances des attentes et besoins des clients, c’est pour nous les usages. Et il est là pour nous rappeler que…

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