C’est officiel. L’entreprise de réalité virtuelle (VR) Within appartient à Meta, malgré les efforts de la Federal Trade Commission (FTC) pour bloquer l’opération.

Meta met la main sur Supernatural, plateforme de fitness en VR

Le géant de la Silicon Valley a annoncé son ambition de faire l’acquisition de Within en octobre 2021 pour un montant qui n’a pas été divulgué. En juillet 2022, la Federal Trade Commission a toutefois décidé de lancer une procédure pour bloquer le rachat, arguant notamment que Meta préférait acheter ses concurrents plutôt que d’entrer en compétition avec eux, ce dont l’entreprise a été accusée avec les acquisitions d’Instagram et de WhatsApp.

Les plans de la FTC ont toutefois été contrecarrés par le juge californien Edward Davila qui a rejeté sa demande. La Commission n’a pas fait appel de cette décision. De son côté, Meta vient de compléter le rachat, rapporte Engadget, et met donc la main sur le très populaire service de fitness en réalité virtuelle Supernatural, proposé par abonnement.

Cette acquisition tombe à point nommé pour le géant américain, qui a vu son chiffre d’affaires annuel baisser pour la toute première fois, notamment plombé par sa division Reality Labs, qui se dédie au développement du métavers et donc des technologies de réalités virtuelle et augmentée. Supernatural offre un argument de plus à Meta dans le secteur des casques VR, alors que Sony s’apprête à commercialiser son PlayStation VR 2.

Coup dur pour la FTC

La complétion de ce rachat représente un véritable revers pour la FTC, qui combat les pratiques anticoncurrentielles aux États-Unis. Sous l’égide de Lina Khan, nommée à sa direction par Joe Biden, la Commission souhaite lutter avec davantage de férocité contre les géants technologiques. Dans ce sens, la législatrice a renforcé les capacités de la FTC à combattre les monopoles déloyaux.

Cet échec l’affaiblit dans une autre affaire de toute autre ampleur. En effet, la FTC a également lancé une procédure dans l’objectif d’empêcher Microsoft de racheter Activision Blizzard, affirmant que l’opération offrirait à la firme de Redmond un avantage déloyal dans le secteur du jeu vidéo. Visiblement, son ambition de mieux contrôler les big tech va s’avérer encore plus complexe que prévu.